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Agorabox, la 1ère Jeunes Entreprises Universitaires
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chronique du 6 juillet 09
Agorabox est donc la première Jeune Entreprise Universitaire. Ce nouveau statut issu de la loi de finance 2008 a pour but de faciliter la création d’entreprise innovantes par des étudiants, jeunes diplômés, doctorant ou enseignants d’université. Il permet aux universités et aux entrepreneurs qui en viennent de mettre en commun leurs forces, leurs moyens, leur capacité à innover. C’est pourquoi l’université Pierre et Marie Curie soutient le développement de cette jeune entreprise universitaire qui déploie de nouvelles technologies. Son soutien va d’ailleurs jusqu’à une prise de participation dans le capital d’Agorabox.
Cette initiative pionnière, je la trouve importante. D’abord parce qu’elle permet à de jeunes talents d’entreprendre et de créer de nouveaux produits. Je trouve aussi que voir une université entrer dans l’entreprise, jusque dans son capital, c’est un retournement majeur dans les relations universités / entreprises.
Le débat public sur cette question s’est trop longtemps focalisé sur la nécessité ou les risques de l’entrée de l’entreprise dans l’université. Cette entrée est aujourd’hui bien réelle. Les formations universitaires professionnalisantes se développement, tout comme les formations supérieures en alternance et en apprentissage, les entreprises participent désormais à leurs instances de décision. Pour certains, ces évolutions sont vécue comme une véritable intrusion et une dénaturation de l’université. Alors qu’on y soit favorable ou opposé, ça discute fermement sur les conditions, les limites voire les interdits à poser à l’entrée de l’entreprise dans l’université. Mais dans les deux cas, je trouve qu’on débat finalement peu de l’autre versant du lien université entreprise, c’est-à-dire l’entrée de l’université dans l’entreprise et des conséquences que cela peut avoir.
Pourtant, cela fait déjà bien longtemps que l’université est entrée dans les entreprises. Les jeunes qui s’y forment sont nombreux à y travailler ensuite. Ce mouvement va d’ailleurs s’accélérer pour remplacer les départs massifs à la retraite qui s’annoncent. Et ces recrutements important ne manqueront pas d’avoir des effets sur les entreprises. De fait, l’université irrigue déjà l’ensemble du monde professionnel par les débouchés qu’elle prépare. Les centaines de milliers de jeunes formés à l’université qui entrent chaque année dans les entreprises ne perdent pas pour autant leur caractère d’universitaires et avec eux c’est l’université qui entre dans l’entreprise.
C’est un fait encore insuffisamment pris en compte par les universités elles-mêmes. Il est souvent absent des débats sur les liens à construire entre l’université et l’entreprise. D’ailleurs les universités n’ont pas de connaissance d’ensemble de ce deviennent leurs étudiants. Elles n’ont pas non plus de réseaux organisés d’anciens étudiants. C’est comme si une partie de sa réalité était occultée. Beaucoup d’universités font aujourd’hui de gros efforts pour avancer, pour organiser et pour valoriser ce formidable potentiel. Pour le faire elles n’hésitent d’ailleurs pas à s’ouvrir aux actions d’autres acteurs qui fabriquent le lien étudiant-entreprise. Cet investissement est la meilleure façon pour elles d’échapper aux attitudes défensives ou subies dans leurs rapports aux entreprises.
La démarche commune d’Agorabox et de l’Université Pierre et Marie Curie est un beau symbole. Notamment pour tous ceux qui travaillent au rapprochement de ces deux mondes et qui franchement se sentent parfois à l’étroit dans les débats du type pour ou contre l’entrée de l’entreprise dans l’université. A n’en pas douter, la voie qu’ils ouvrent ensemble est porteuse d’avenir.
mots-clés : création, ensemble, entreprise, étudiants, innovation, jeunes, lien, université
Faire tomber les murs
Ces dernières semaines passées à rencontrer, échanger, dépasser des a priori, proposer, agir, j’ai été surprise. Surprise, des réactions de tous ces acteurs à une offre nouvelle. J’ai rencontré certes, des personnes enfermées dans des dogmes, des habitudes, une tendance à la résignation, au « on a tout essayé » ou « on fait déjà beaucoup ».
J’ai aussi rencontré des étudiants ouverts, ambitieux, avec l’envie d’agir. Des entreprises prêtes à penser et agir au-delà de leurs besoins de recrutement immédiat. Des présidents d’universités décidés à remplir pleinement leurs missions, à s’ouvrir aux autres approches, à travailler en synergie. Des associations, des petites entreprises, qui cherchent à coopérer au maximum pour produire du mouvement du changement, du résultat.
Pour rapprocher les entreprises et les étudiants : les collectivités, les universités, les entreprises, les associations et divers organismes font des choses. Des services, des évènements, des initiatives, des actions symboliques, des campagnes de communication, des programmes ciblés. Mais beaucoup reste à faire en dépit des initiatives et des efforts déjà consentis. La rencontre avec l’entreprise est à faire pour la grande majorité des étudiants. L’enjeu aujourd’hui c’est donc d’aller plus loin, de faire changer cette donne.
Cela nécessite de faire plus ensemble. De faire tomber les murs, de décloisonner, de s’organiser, d’agir ensemble. Fabriquer ce lien étudiants-entreprise c’est une mission d’intérêt général.
mots-clés : agir, ensemble, entreprise, étudiant, lien, mur, université
Mission à remplir…
Obligation de résultats pour les universités quant à leur nouvelle mission d’insertion professionnelle ? La réponse de Lionel Colet, président de l’Université de Lyon 1.
mots-clés : étudiant, université
Ressources humaines: qui choisit qui ?
Interview de Stéphane Roussel, DRH SFR au détour de la préparation d’un petit clip…
mots-clés : entreprise, étudiants, papy-boom, recrutement, ressouces humaines, travail, université
J’ai fait la Fac, les employeurs savent pas ce qu’ils ratent !
Loic et moi venons tout juste de lancer sur Facebook « j’ai fait la Fac, les employeurs savent pas ce qu’ils ratent !« .
Ce groupe a valeur de test pour moi. J’ai le sentiment que les étudiants se préoccupent de plus en plus de leur avenir, qu’ils multiplient les expériences, agissant par eux mêmes pour réunir les conditions favorables à leur entrée dans la vie active.
Ils investissent aujourd’hui en masse les réseaux sociaux, tissant ainsi des liens potentiellement très utiles pour leur avenir professionnel (à l’image de ce qui se fait depuis longtemps dans les grandes écoles).
On trouve sur Facebook de nombreux groupes identitaires (Paris VI, Le Mirail…), mais aussi une exaltation croissante de la fierté étudiante, à l’image du presque culte « Moi aussi j’ai fait une grande école, la Fac », qui fédère quelques 1600 membres.
Après des années de pessimisme, on peut se réjouir de retrouver de nouvelles générations d’étudiants, bien décidés à montrer de quoi ils sont capables, soucieux de bousculer les préjugés et les idées reçues, fiers de leur formation, mais aussi de leur spécificité.
Les étudiants sont de retour et ils le font savoir !
Parce que quand tu dis à un Américain que t’es diplômé de la Sorbonne, il fait « Whaou ! » comme si t’avais dit Harvard
Parce que dans les autres pays d’Europe on n’hésite pas à embaucher des post docs comme ingénieurs et parait-il des archéologues comme traders (bon d’accord on voit où ça les mène…
Parce que si on devient tous profs, avec le taux de natalité, on n’aura que nos gosses comme élèves…
Parce que si tu as réussi à obtenir un rdv avec ton responsable d’UFR, t’inquiète qu’avec les prospects tu sauras trouver les arguments
Parce qu’on ne peut pas raisonnablement tous faire une école de commerce, sauf à finir par vendre notre propre mère
Parce qu’avant de faire des prezs powerpoint pleines du bullet points… ça serait peut être utile de poser une petite problématique là non ? »
to be continued…
mots-clés : avenir, travail, université
Une reprise pas très académique
Je rencontrais hier une étudiante, qui est en master 2 de ressources humaines. Elle n’a pas validé « académiquement » ni licence ni master 1. A ma grande surprise, l’université l’a acceptée avec un seul Deug (quand elle l’a eu, ça s’appelait encore comme ça), directement à ce stade.
Entre son Deug et sa reprise d’études, elle a passé quatre ans dans une ONG. Elle y organisait la formation des équipes, a appris sur le tas un métier, l’a découvert, testé, mais elle a eu envie de professionnaliser son approche. Elle a tenté, au culot, de candidater en master 2 sur la base de cette expérience. Reçue, directement, sans avoir à entrer dans un processus administratif de validation des acquis.
Ca m’a surpris que l’université s’ouvre ainsi, de manière très opérationnelle, à la différence, à des parcours parallèles. C’est une bonne nouvelle.
Et vous, vous avez entendu parler d’exemples de ce genre ?
mots-clés : compétence, engagement, étudiant, travail, université
Note de savoir être ?
Je discutais en fin de semaine avec un prof d’université ou plus exactement un professionnel qui enseigne la com. à la Sorbonne. On parlait compétences, expériences, savoir faire, savoir être. Il me racontait comment au début des années 90 il avait monté une filière de communication politique et publique avec deux autres profs.
Dès le début, il avait fait le choix de noter 50% sur les contenus et les devoirs et 50% … sur le savoir être ! Ce choix controversé avait bien sûr provoqué de fortes réticences du côté de ses collègues. S’agit-il d’une note à la tête du client ? Près de 20 ans plus tard il pratique toujours ainsi et défend son choix.
En tant qu’intervenant professionnel, il considère qu’il faut confronter les élèves à la façon dont ils seront évalués dans le monde professionnel, pour être recrutés, avoir de nouvelles responsabilités, évoluer en équipe… et de son point de vue 50 % se fait (particulièrement dans le secteur de la com mais pas uniquement) sur le registre du savoir être !
Je ne pense pas que ça soit dupliquable sur toutes les formations et toutes les matières, évidemment. Mais l’intégration de critères de sélection qui familiarisent plus tôt les étudiants avec les exigences et modes d’action des entreprises ne sont pas idiots. Comment pourrait-on les introduire à l’université ?
mots-clés : avenir, étudiant, recrutement, talents, travail, université
Je suis poursuivie…
J’avoue que j’ai vraiment été interpellée par cette pub qu’on peut voir un peu partout. Au-delà du concept de com, que je trouve excellent, elle a surtout fait trotter une question dans ma tête. Les jeunes talents seraient-ils désormais poursuivis ?
Le chômage structurel, face auquel « on aurait tout essayé », a longtemps fait partie du paysage comme une donnée incontournable pour ma génération. Ainsi la question de l’insertion professionnelle, « rentrer » dans le monde du travail, était plutôt considérée comme une façon d’échapper au chômage. Pour les jeunes diplômés, en particulier des universités, il fallait pour cela faire face à un véritable parcours du combattant.
C’est pourtant un nouveau contexte qui est en train de se mettre en place avec les conséquences du choc démographique. Les départs massifs en retraites des « papy boomers » commencent à avoir des conséquences dans tous les secteurs de l’économie française. Les entreprises vont être confrontées à un défi majeur pour leur pérennité et leur devenir : assurer dans de bonnes conditions les recrutements qui sont nécessaires pour compenser les départs.
Ces besoins ne concernent pas seulement les grands groupes ou les entreprises de grande taille. Ces questions se posent aussi pour les petites entreprises. 700 000 chefs d’entreprises vont par exemple prendre leur retraite dans les dix années à venir. Trouver un repreneur, préparer et assurer la transmission des entreprises concernées aura des conséquences sur plusieurs centaines de milliers d’emploi de ces TPE-PME.
Même si nous n’en avons pas encore pleinement conscience, les entreprises se préparent à se livrer une véritable « guerre des talents » pour attirer les compétences nécessaires. Cette situation va produire sur le marché de l’emploi un véritable appel d’air.
C’est déjà ce que nous montrent les résultats qui viennent de sortir en fin de semaine de l’enquête annuelle de l’APEC sur l’insertion des jeunes diplômés. En 2007, diminution du temps moyen pour trouver un premier emploi, meilleures conditions de rémunération, augmentation de la proportion de CDI. « 70 % des jeunes diplômés des filières universitaires sont en poste moins d’un an après l’obtention de leur diplôme ».
Cette note d’optimisme liée à la conjoncture démographique, n’est pas une façon pour moi de baisser les armes en comptant sur la main invisible du marché de l’emploi pour faire le reste.
Cette évolution du rapport de forces entre jeunes diplômés et recruteurs constitue néanmoins une opportunité à saisir. Ce nouveau paradigme est synonyme de nouveaux défis à relever :
- Pour les entreprises qui vont devoir être attractives et faire évoluer leur façon de « gérer les ressources humaines ».
- Pour les jeunes diplômés, pour qui la question ne sera plus seulement « d’entrer » dans un monde travail qui sera de plus en plus mobile, mais d’y faire sa route, son chemin, d’étape en étape et de faire de son premier emploi un véritable tremplin pour la suite !
Vous l’avez compris, c’est à trouver des façons nouvelles de relever ces défis que je travaille en ce moment, pour que chacun d’entre nous avec sa formation, son profil, ses talents, fasse partie de ces fameux « poursuivis » !
mots-clés : avenir, compétence, engagement, étudiant, jeunes talents, travail, université





