Archives pour le mot-clé ‘travail’

Des jeunes salariés « individualistes » et « immatures »,… really ??

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Posté par : Julie

18 février 2013 à 3:36

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Oh non, j’ai encore rêvé de … finir ma « to do list »

Avant pour l’orientation professionnelle ou dans les entretiens d’embauche, il y avait une question qui revenait souvent : « Qu’est-ce qui vous donne le plus de satisfaction dans votre travail ? ». Bien utile pour se positionner professionnellement, identifier ses ressorts et se diriger, on pouvait répondre :

- la signature d’un contrat

- aider les gens individuellement

- un bilan comptable équilibré

- la réalisation d’un évènement préparé pendant des mois

- transmettre

- résoudre un problème, trouver une solution….

Mais aujourd’hui avec les boîtes mail et les to do list qui se sont incrustées au coeur de nos vies professionnelles, le flot continu d’informations, de choses à faire, de mails qui arrivent sans que l’on ai rien demandé, … on trouve désormais satisfaction dans la libération éphémère de cette pression permanente :

- « Yes ! J’ai éclusé ma to do list de la semaine ! Le week-end commence bien. »

- « Ca y est, j’ai enfin rattrapé le retard dans la gestion de mes mails, ça fait du biiieenn…. »

Accomplir sa to do list (qui n’en finit pas de s’allonger) et finir de traiter ses mails est en train de devenir un motif de satisfaction en soi, commun à l’ingénieur au commercial, et à celui ou celle qui travaille dans l’évènementiel. Notre question ne rempli donc plus sa fonction. Pour se sonder professionnellement il faut donc en trouver d’autres.

Par exemple : « Quelles sont les dernières réalisations professionnelles dont vous êtes fiers ? »

En répondant à cette question on dit beaucoup sur notre personnalité professionnelle et sur notre travail : ce qui nous rend fier, l’essence de notre mission, et plus que ce que l’on « fait » au quotidien, ce qu’on accomplit, ce qu’on réalise…

J’aurais l’occasion de revenir là-dessus bientôt ; )

Et vous, quelle est la dernière réalisation professionnelle dont vous êtes fier ?

 

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Posté par : Julie

6 janvier 2013 à 8:15

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1er Hackathon ou mon dernier voyage en terre inconnue



Il y a 10 jours j’ai décidé de participer à mon premier Hackathon organisé le week-end dernier par Angelhack avec une équipe de (supers) développeurs.

Pour ceux qui sont déjà perdus : Hack-, comme Hacking, Hackeurs, -thon, comme marathon, téléthon. 24h pour réaliser le prototype d’un projet basé sur un hack (contourner un problème en programmation informatique) et faire une démo en 2 min devant un jury d’experts / investisseurs.

Pour ceux qui me connaissent un peu, 24h au pays des lignes de codes et des canettes de redbull, c’était pour moi un véritable voyage en terre inconnue. Et comme toute expérience de cette nature, ça vous change une femme ! Je  me suis même retrouvée, après être rentrée chez moi le dimanche à expliquer avec enthousiasme ce qu’e sont les APIs.

En tout cas belle complémentarité de l’équipe qui a permis de présenter Jobstagram, un projet dont vous entendrez parler. Un véritable Hack sociétal et informatique !

…bon j’avoue les 24h en un week-end, j’ai pris cher…mais bon ça vaut le coût ; )

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Posté par : Julie

10 décembre 2012 à 8:27

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Formatage cordial et petits paradoxes

En décembre de l’année dernière, j’ai arrêté de travailler à LA MANU. Du coup cette année j’ai eu la chance de prendre du temps pour rencontrer beaucoup d’entreprises, beaucoup de gens, des vieux, des jeunes, dans des boîtes, petites, moyennes, grosses.

Il y a quelques phrases que j’ai adoré.

> « Nous on est toujours à la recherche de gens « atypiques », qui pensent « out of the box », avec des parcours iconoclastes… Mais le mieux chez nous c’est de repartir quelques années dans un métier de base, quitte à évoluer plus vite que la normal. Et ensuite il est totalement possible d’apporter tout son potentiel d’innovation à l’entreprise. » (c’est çà quand ton parcours sera devenu plus classique et ta pensée « into the boss », on pourra enfin innover,… mais comme tout le monde)

> « C’est dans les moments de crise qui faut innover… Mais vu la conjoncture on va se recentrer sur nos métiers et savoir-faire de base. » (ahahah)

> « Un recrutement c’est une affaire de rencontre en un besoin et une offre… A tout hasard comment vous vous verriez dans 10 ans dans une entreprises comme la nôtre ? » (….euh…dans 10 ans comment dire….c’est comme au bout de deux minutes de drague : « comment tu verrais la fête de nos 10 ans de mariage »…. sérieux ?)

Mais heureusement, elle ne sont pas toutes comme ça…

—–

EDIT 20/12/12

Petite précision avant la fin du monde. Hier un ami me dit « j’ai lu ton billet ça a pas l’air facile… ». En fait c’est le contraire. Car comme c’est la première fois que je vais travailler pour une entreprise que je n’ai pas moi-même fondée. C’est quand même assez pratique de savoir très vite que je ne suis pas au bon endroit. En étant authentique, on ne plait pas à tout le monde, juste aux bonnes personnes pour nous. C’est plus sain, plus efficace et plus épanouissant dans la durée.

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Posté par : Julie

4 décembre 2012 à 4:27

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Les start-up du Technion, l’autre emploi d’avenir !

Ce midi un des fondateurs de la belle start-up Captain Dash, parlait de leur sélection parmi les finalistes du I-com Big Data Venture challenge 2012 et s’étonnait de la proportion de start-up israéliennes dans cette short list (2/9 comme les américaines et les anglaises) et globalement de leur bon placement dans tous les concours internationaux de start-up.

Ca m’a rappelé un workshop que j’avais animé pour le 50 ans de l’OCDE sur le thème new skills for new jobs. Dans mon groupe il y avait un israélien, un sud africain, une française, un hollandais et un coréen.

Sur le lien emploi et développement économique, l’israélien raconte leur système d’incubateurs répartis dans tous le pays, au départ financé par l’Etat et explique : « - On accueille 100 porteurs de projets par promo, au final, en moyenne, deux ont une belle réussite, ils créent de la croissance, de l’emploi et une part de leur chiffre d’affaire est directement réaffecté au financement de l’incubateur dont ils sont issus ».

Et la française (travaillant dans une structure institutionnelle dans le domaine de l’emploi) réagit effarée : « - Mais c’est violent, et qu’est-ce que vous faites des 98 qui n’ont pas réussi…? »

….Choc de cultures….

Du coup j’ai trouvé cette vidéo ou le patron de l’université technologique Technion, surnommée the strat-up nation University, donne quelques-uns de leurs résultats et notamment le fait que 1/4 des diplômés du Technion (70 000) ont créé au moins une strat-up depuis leur sortie de l’université.

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Posté par : Julie

15 novembre 2012 à 10:13

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Chômage des jeunes, Benetton choisit de parler de gâchis de talents

 


Unemployee of the year (chômeur de l’année)

Réussir à parler du chômage des jeunes en valorisant leurs qualités, leur énergie, leurs atouts ; parler de gâchis de talents plus que de problème social, ça fait du bien. Fallait que ce soit la campagne d’une entreprise qui le fasse…

J’ai bien aimé aussi la dernière phrase « C’est pas mon travail qui me définit mais ce pourquoi je me bats. »

J’avais déjà abordé les représentations de la jeunesse que fait circuler la pub ici, trop souvent dévalorisantes et paternalistes.

« For the commitment you demonstrated day in and day out. For standing tall in the face of adversity. For the perseverance. And for always going above the call of duty. For the extraordinary achievements in research, arts, and crafts. For delivering under pressure and showing leadership qualities. For making us see that it’s not all about how you make money or how you spend it. For telling those who told you « Go get a job, » « A job doesn’t define me. What I fight for does. »

 

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Posté par : Julie

27 septembre 2012 à 4:40

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Changement d’époque, qui est la génération sacrifiée ?

Je participe en ce moment à la commission du Grand Dialogue de La Poste sur la vie au travail. Mise en place après le suicide de certains salariés, l’objectif est de trouver des pistes de changements importants face à ce qui ne fonctionne pas dans le modèle actuel de cette entreprise. Une des questions qui a rapidement émergé est « comment combiner performance économique et performance sociale ? » comme dirait Yann Algan. Ou comme le formule Jean Kaspar, président de la commission, comment trouver un nouvel équilibre entre « l’obsession du résultat » et « la passion de l’humain » ? (incarnés respectivement par la direction d’une part et les syndicats d’autres part qui participent à cette commission)

Déprotection du travail ?

Dans les échanges, le sociologue François Dupuy, nous a révélé ses analyses, et certaines m’ont vraiment interpellé. A propos des mutations de l’organisation du travail il parle, par exemple, d’une « déprotection du travail » ayant induit une rupture de confiance entre patrons et salariés. Or derrière le terme « protection » qui règnait selon lui à l’époque du travail segmenté et séquentiel,  voici ce qu’il met  : - des salariés protégés des clients et de leurs exigences et pressions - des salariés protégés de la responsabilité des résultats de leur travail par la segmentation des tâches - des salariés protégés des autres collègues par l’absence de nécessaires coopérations…

Facteurs d’engagement ?

Selon lui les modes d’organisations plus transversaux et horizontaux ont largement contribué au désengagement des salariés dans leur travail… Un débat s’est rapidement engagé entre lui moi, car tous ce qu’il range dans les facteurs de désinvestissement du travail me parait, au contraire, être pour les jeunes générations des facteurs d’attractivité d’un job et d’engagement : caractère non répétitif du job, transversalité des tâches, possible prises de responsabilités et d’initiatives, possibilité de voir le résultat du travail accompli, opportunités de coopérations…

Les générations face à la mutation du travail

Nous avons fini par tomber d’accord sur le fait que toutes les générations n’étaient pas logées à la même enseigne face aux mutations du travail. Il a confirmé que ceux qui, selon ses études souffrent le plus, sont les quinquas qui ont connu « l’ancien monde » et qui doivent changer d’époque. Ceux qui doivent réussir à passer d’un modèle de société et d’entreprise régis par l’Ordre au règne du mouvement, de la mobilité et de la mutation permanente.

Décidément dans ce passage d’un monde à l’autre la mobilité sera un atout majeur…

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Posté par : Julie

2 juillet 2012 à 4:59

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Petites réflexions sur l’alternance…

Annonces par le gouvernement d’objectifs d’augmentation de 200 000 du nombre d’alternants (qui font largement écho au plan « jeunes emploi » qui avait été lancé en mai 2009 et qui était lui aussi principalement axé sur l’alternance)

Dès qu’il s’agit d’emploi des jeunes, c’est principalement d’alternance dont on entend parler que ce soit par l’Etat, les collectivités territoriales ou les entreprises.

C’est un système qui a fait ses preuves à l’étranger, dont les taux d’insertion sont plutôt bons et qui est de plus en plus attractif pour les jeunes…(sans rentrer dans les détails qui sont bien plus complexe).

C’est une entrée dans l’entreprise ! Une formation qui sera donc très lié à l’entreprise et à ses métiers, cela demande donc d’y être préparé et d’avoir muri ce choix dans son parcours de formation. Aller en alternance pour échapper au chômage c’est le risque de se retrouver totalement à côté de soi-même.

Ainsi 70% de chefs d’entrerpise qui ont pris des alternants en 2010 affirment qui en prendrons moins en 2011 notamment à cause du manque de préparation des jeunes qu’ils accueillent.

Un dispositif intéressant et dans certaines conditions efficace à ne pas confondre avec LA solution miracle à un problème qu’on ne sait pas régler depuis 30 ans.



Julie Coudry :  » L’apprentissage ne fait pas de miracles »
envoyé par Cadremploi. – L’actualité du moment en vidéo.

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Posté par : Julie

31 janvier 2011 à 4:39

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Emploi des jeunes : il n’est plus temps d’attendre

La réforme des retraites à peine adoptée par le Parlement après plusieurs mois d’une forte contestation sociale, l’heure semble à nouveau aux discours et débats sur l’emploi des jeunes. Ce ne sera pas la première fois que s’attaquer au « fléau du chômage des jeunes » servira de thème de sortie de crise…

Diversion, ou véritable volonté de régler le problème ? Car la question a beau être sur la table depuis plus de trente ans, le taux de chômage des 15-24 ans en France cavale toujours en tête des moyennes de l’Europe et de l’OCDE.

Les mesures prises ces trente dernières années pour l’accès des jeunes à la vie active n’ont pas permis de changer la donne. Il faut pointer qu’elles relèvent toujours d’une même approche qui privilégie des dispositifs « réparateurs » ciblés sur les jeunes en difficulté à des mesures actives de valorisation de tous les talents. Voilà ce qui est proposé aux jeunes depuis toutes ces années : partir à la recherche du meilleur dispositif « difficulté d’accès à l’emploi », plutôt que d’agir grâce à des mesures qui encouragent le choix et l’initiative. Pourquoi devoir attendre d’être en situation d’échec pour bénéficier d’un soutien ? Variable d’ajustement côté entreprises, présentée sous l’angle de ses faiblesses côté politiques publiques, ce couple infernal fait système, renvoyant à la jeunesse qu’elle est un coût ou un problème plutôt qu’un formidable potentiel.

Et les fausses promesses ne font rien pour arranger les choses : « Soyez tranquilles, avec un bon diplôme, vous trouverez un emploi », alors que c’est désormais insuffisant pour réussir notre entrée dans la vie active. Autres ritournelles : « Ne soyez pas trop exigeant, si vous arrivez à échapper au chômage, c’est déjà bien ». Pas de quoi stimuler les ambitions d’une génération que l’on n’hésite plus à qualifier de « sacrifiée »… alors qu’elle n’est qu’au début du chemin, et qu’elle peut avoir prise sur sa propre vie.

Alors, va-t-on cette fois-ci changer de discours ? Va-t-on enfin voir émerger des solutions nouvelles pour une intégration réussie des jeunes générations dans le monde du travail et dans la société ?

PRÉPARER L’ACCÈS À L’EMPLOI

C’est pour expérimenter d’autres façons de faire et ouvrir une nouvelle voie que j’ai fondé LA MANU il y a deux ans. Avec une ambition : proposer aux étudiants les moyens de préparer activement leur accès à l’emploi dès leur période d’études. Avec une conviction : très tôt dans leur cursus, les étudiants d’université veulent et peuvent s’engager pour prendre en main leur avenir professionnel, se préparer au monde du travail, aller à la rencontre des entreprises. Nous avons éprouvé et vérifié cette conviction depuis deux ans sur le terrain : les jeunes qui ont fait du chemin avec LA MANU pour préparer leur futur par l’action, tout en préparant leur diplôme, abordent le monde de l’entreprise et ses perspectives, découvrent les possibles. Ils développent leur confiance en eux, car ils ont appris à valoriser leurs compétences et à se tester auprès des recruteurs. Ils construisent autour d’eux des réseaux de solidarité professionnelle, partagent leurs expériences pour que les logiques d’entraide et de réseau ne soient plus le privilège de quelques-uns. Ensemble, ils se donnent les moyens de repérer, de créer, de vivre des opportunités. Ils se font un avenir concrètement, par l’action.

D’autres initiatives que celles rendues possibles par LA MANU, sur bien d’autres chantiers témoignent au quotidien de la vitalité de la jeunesse, de sa capacité à prendre des décisions pour son avenir sans attendre que le « monde institué » se remette en phase.

Ce sont ces initiatives génératrices d’autonomie, de créativité et de solidarité qu’il convient de soutenir sans attendre. Après trente années d’échecs en matière d’emploi des jeunes, la puissance publique et les entreprises ont tout à gagner en pariant sur cette vitalité.

N’attendez plus que les jeunes soient passés par la case échec pour intervenir ! Il est grand temps de soutenir les jeunes en s’appuyant sur leur potentiel plutôt que sur leurs handicaps. Plus que d’assistance publique, la jeunesse a besoin de marques de confiance. »

Julie Coudry fondatrice de LA MANU

Source ; Le Monde 8 décembre 2010

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Posté par : Julie

10 décembre 2010 à 8:00

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