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Jeunesse du monde tu peux réaliser tes rêves !

C’est ce que m’inspire deux soirées qui auront lieu à quelques jours d’écart dans les 10 jours à venir ! Ah 2011 en moins d’un mois tu nous fais déjà sentir tes ondes créatrices.

La première soirée c’est vendredi 14 à Paris.

Le forum de la Bellevilloise se transforme en disneyland de la guerilla production. Du rêve à la réalité, une soirée pour découvrir les coulisses de l’épopée du film Donoma réalisée avec 150 euros. Le collectif blueprint guerilla animée par le réalisateur Djinn Carrenard, nous contera en animation comment la vision, le talent, la croyance et l’ingéniosité peuvent remplacer l’argent d’une production. Comment ils sont passé d’un rêve, d’une ambition à un film plébiscité et soutenu par le public. De la technique d’impro dirigée des acteurs, à la stratégie de réalisation d’un film sans prod en passant par la philosophie entrepreneuriale du projet, une soirée pour découvrir sous toutes ses coutures ce qui est aujourd’hui bien plus qu’un film. Pour s’inscrire c’est ici.

Quelques jours plus tard, quatre exactement, le 18, la Fondation pour l’Innovation Politique présentera en avant première au pavillon Cambon Capucines : les résultats d’une enquête planétaire réalisée auprès de 32700 jeunes dans 25 pays répartis sur les 5 continents. 500 jeunes participeront à cette soirée pour découvrir leurs manières de vivre, leurs opinions, leurs aspirations, leurs peur, leurs rêves. 32700 jeunes ! J’ai hâte de découvrir qui nous sommes, ce que nous avons en commun et qui par delà tout ce qui nous sépare, fait de nous la jeunesse planétaire ! A suivre aussi sur Twitter #WWY. Pour s’inscrire c’est ici.

Coïncidence de calendrier ? et si on y voyait un signe, une jeunesse planétaire qui se met à entreprendre pour réaliser ses rêves…bienvenue année 2011 !

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Posté par : Julie

10 janvier 2011 à 3:59

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Emploi des jeunes : il n’est plus temps d’attendre

La réforme des retraites à peine adoptée par le Parlement après plusieurs mois d’une forte contestation sociale, l’heure semble à nouveau aux discours et débats sur l’emploi des jeunes. Ce ne sera pas la première fois que s’attaquer au “fléau du chômage des jeunes” servira de thème de sortie de crise…

Diversion, ou véritable volonté de régler le problème ? Car la question a beau être sur la table depuis plus de trente ans, le taux de chômage des 15-24 ans en France cavale toujours en tête des moyennes de l’Europe et de l’OCDE.

Les mesures prises ces trente dernières années pour l’accès des jeunes à la vie active n’ont pas permis de changer la donne. Il faut pointer qu’elles relèvent toujours d’une même approche qui privilégie des dispositifs “réparateurs” ciblés sur les jeunes en difficulté à des mesures actives de valorisation de tous les talents. Voilà ce qui est proposé aux jeunes depuis toutes ces années : partir à la recherche du meilleur dispositif “difficulté d’accès à l’emploi”, plutôt que d’agir grâce à des mesures qui encouragent le choix et l’initiative. Pourquoi devoir attendre d’être en situation d’échec pour bénéficier d’un soutien ? Variable d’ajustement côté entreprises, présentée sous l’angle de ses faiblesses côté politiques publiques, ce couple infernal fait système, renvoyant à la jeunesse qu’elle est un coût ou un problème plutôt qu’un formidable potentiel.

Et les fausses promesses ne font rien pour arranger les choses : “Soyez tranquilles, avec un bon diplôme, vous trouverez un emploi”, alors que c’est désormais insuffisant pour réussir notre entrée dans la vie active. Autres ritournelles : “Ne soyez pas trop exigeant, si vous arrivez à échapper au chômage, c’est déjà bien”. Pas de quoi stimuler les ambitions d’une génération que l’on n’hésite plus à qualifier de “sacrifiée”… alors qu’elle n’est qu’au début du chemin, et qu’elle peut avoir prise sur sa propre vie.

Alors, va-t-on cette fois-ci changer de discours ? Va-t-on enfin voir émerger des solutions nouvelles pour une intégration réussie des jeunes générations dans le monde du travail et dans la société ?

PRÉPARER L’ACCÈS À L’EMPLOI

C’est pour expérimenter d’autres façons de faire et ouvrir une nouvelle voie que j’ai fondé LA MANU il y a deux ans. Avec une ambition : proposer aux étudiants les moyens de préparer activement leur accès à l’emploi dès leur période d’études. Avec une conviction : très tôt dans leur cursus, les étudiants d’université veulent et peuvent s’engager pour prendre en main leur avenir professionnel, se préparer au monde du travail, aller à la rencontre des entreprises. Nous avons éprouvé et vérifié cette conviction depuis deux ans sur le terrain : les jeunes qui ont fait du chemin avec LA MANU pour préparer leur futur par l’action, tout en préparant leur diplôme, abordent le monde de l’entreprise et ses perspectives, découvrent les possibles. Ils développent leur confiance en eux, car ils ont appris à valoriser leurs compétences et à se tester auprès des recruteurs. Ils construisent autour d’eux des réseaux de solidarité professionnelle, partagent leurs expériences pour que les logiques d’entraide et de réseau ne soient plus le privilège de quelques-uns. Ensemble, ils se donnent les moyens de repérer, de créer, de vivre des opportunités. Ils se font un avenir concrètement, par l’action.

D’autres initiatives que celles rendues possibles par LA MANU, sur bien d’autres chantiers témoignent au quotidien de la vitalité de la jeunesse, de sa capacité à prendre des décisions pour son avenir sans attendre que le “monde institué” se remette en phase.

Ce sont ces initiatives génératrices d’autonomie, de créativité et de solidarité qu’il convient de soutenir sans attendre. Après trente années d’échecs en matière d’emploi des jeunes, la puissance publique et les entreprises ont tout à gagner en pariant sur cette vitalité.

N’attendez plus que les jeunes soient passés par la case échec pour intervenir ! Il est grand temps de soutenir les jeunes en s’appuyant sur leur potentiel plutôt que sur leurs handicaps. Plus que d’assistance publique, la jeunesse a besoin de marques de confiance.”

Julie Coudry fondatrice de LA MANU

Source ; Le Monde 8 décembre 2010

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Posté par : Julie

10 décembre 2010 à 8:00

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Jeunesse : l’heure des choix

 

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Chronique du 13 juillet

Ca y est. Après 16 semaines de réflexion et d’échanges, la commission Hirsch sur la politique de la jeunesse a rendu public son fameux Livre Vert. Après des années où, politiquement la jeunesse cohabitait avec les sports, les associations voire la santé dans un même ministère, ce travail a le mérite de poser les bases d’une politique de la jeunesse qui soit enfin globale et transversale.

C’est pour moi l’élément le plus important et le résultat le plus prometteur. Vu de l’étranger ça n’a rien d’extraordinaire, de nombreux pays sont engagés depuis des années sur ce type de politiques “jeunesse”. Pourtant en France, ça n’a rien d’évident. C’est vrai que depuis des années, pour ne pas dire depuis des décennies, ce sont des mesures spécifiquement ciblées sur telle ou telle partie de la jeunesse qui ont été privilégiées, avec le manque de résultats que l’on connaît aujourd’hui.

J’ai moi même beaucoup rencontré de responsables publics dans tous les milieux : politique, syndical, associatif. Je ressortais souvent de mes échanges avec eux sur la question de la jeunesse avec l’impression très nette, que ce saucissonnage de la jeunesse en sous catégories et la mise en œuvre d’innombrables dispositifs ciblés, était un réflexe très répandu. Cette approche était peut-être pour eux plus facile à définir et aussi plus rassurante. Chaque problème précis avait son dispositif à lui, quand bien même l’efficacité de ces dispositifs était régulièrement mise en question.

Et dans les représentations, la jeunesse était du coup artificiellement cloisonnée, séparée. Je sais on me répondra qu’”on ne peut pas dire que tous les jeunes sont dans la même situation” - ce qui est évidement vrai - et que donc “qu’il n’y a pas UNE jeunesse mais DES jeunes“. C’est sûr si on cherche à savoir ce qui différencie les jeunes entre eux, on trouvera DES jeunes. Par contre si on cherche à savoir ce que les jeunes ont en commun par delà leurs différences, on trouvera une jeunesse. C’est le défi qu’a relevé le travail de la commission Hirsch et ce n’est pas rien.

La jeunesse est d’abord une période de transition en permanente évolution. La commission Hirsch fait du développement de l’autonomie des jeunes l’épine dorsale de son ambition, sans pour autant réduire cette question au versement d’une allocation pour solde de tout compte. Je suis convaincue que ce n’est pas avec une grande mesure emblématique style solution miracle qu’on changera la donne pour les jeunes.

La commission sur la politique de la jeunesse propose 10 grands objectifs et une soixantaine de mesures d’action qui recouvrent la plupart des défis rencontrés par les jeunes. La nouveauté c’est aussi de retrouver dans ce Livre Vert différentes approches qui, jusqu’à présent, étaient opposées les unes aux autres et qui maintenant sont présentées comme complémentaires et même indissociables. Par exemple, sur la question des revenus, la commission propose de mixer à la fois l’encouragement de l’activité salariée par des compléments de revenu, un système de prêt d’État remboursable une fois en période d’activité, et des aides financières publiques que chaque jeune peut mobiliser pour financer ses projets de formation et d’insertion dans l’emploi.

Au-delà des mesures en direction des jeunes le Livre Vert se penche aussi sur les façons dont les jeunes peuvent prendre la main sur leur avenir. C’est important, nous n’avons pas vocation à être assistés par qui que ce soit, pas même par la puissance publique. Dans ce Livre Vert, les jeunes ne sont donc pas réduits au seul statut de bénéficiaires d’aides et de dispositifs déployés pour eux.

Ces avancées ne sont pas à minorer. Et beaucoup comme moi les saluent.

Le Livre Vert ne doit toutefois pas être considéré comme une fin en soi. Il doit être véritablement un point de départ. Cela pose évidemment la question des moyens qui seront débloqués pour passer à l’opérationnel. La société nous a légué ses dettes. Elle doit maintenant honorer la sienne à l’égard des jeunes et nous permettre de prendre notre place sans délai, sans parcours de survie, sans bizutage social.

Alors le prochain rendez-vous, c’est le débat parlementaire qui aura lieu à la rentrée sur les suites qui seront données à ce Livre Vert. Ca aussi c’est une première; cela fait des décennies que le parlement n’avait pas eu à débattre d’une Politique de la Jeunesse pour le pays. Les acteurs politiques et sociaux sont désormais face à leurs responsabilités pour passer des discours aux actes.

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Posté par : Julie

13 juillet 2009 à 6:39

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Iran, l’espoir démocratique

élections en Iran

"Elections" 2009 en Iran

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France Culture le 15 juin 2009

Ali Badou : Drôle de thème au vue des résultats qui ont été annoncés samedi !

C’est vrai, 48 heures après les résultats de l’élection Iranienne. Mahmoud Ahmadinejad réélu au premier tour. On peut se demander s’il y a toujours un espoir démocratique pour l’Iran. C’est un vrai choc, ces 62% surtout que ça fait suite aux espoirs de changement qui se sont manifestés dans les rues en Iran ces derniers jours. En même temps on a été un peu naïfs de finir par croire qu’il allait vraiment y avoir des élections démocratiques en Iran. Il faut rappeler que les candidats aux élections présidentielles sont choisis par les Gardiens de la Révolution, que ce sont eux qui tiennent les Bureaux de vote et qui s’occupent du dépouillement… Et si on en doutait encore hier, la preuve est faite aujourd’hui, qu’on ne peut pas fonder le moindre espoir, dans des élections organisées par ce régime.

Ali Badou : Oui mais Mahmoud Ahmadinejad vient d’être réélu, alors plus d’espoir ?

Justement, je me demande si cette élection va vraiment mettre fin à cette envie de changement. Avant ce résultat quand j’ai vu les foules prendre possession des rues, chanter des chants patriotiques, … j’ai senti de la vie, du désir dans le cœur des iraniens. Et ça, c’est pas juste une poussée de fièvre, c’est un mouvement de fond qui anime la société civile iranienne.

L’Iran ce n’est pas qu’un régime et les problèmes qu’il pose au monde, c’est aussi 70 millions d’habitants, dont la moitié qui a moins de trente ans. Et il existe aussi une opposition à caractère social dont on ne parle pas ou très peu. On la trouve dans la classe intellectuelle : parmi les instituteurs, les professeurs, les écrivains, les journalistes. C’est clair que la plupart de leurs écrits sont censurés, certains sont emprisonnés, torturés, condamnés à l’exil. Mais tout ça n’empêche pas ce mouvement de continuer à vivre. Il se développe aujourd’hui de façon plus souterraine notamment grâce aux nouvelles technologies. Les Blogs par exemple ont remplacés les journaux parce qu’ils sont plus difficiles à censurer.

Je pense aussi aux étudiants, au mouvement étudiant, à Akbar Atri qui a été le leader du mouvement de 2006 pour les droits de l’homme et la démocratique. Les étudiants à cette occasion ont été très durement réprimés par le régime, mais ils continuent à mener leur combat dans les universités.

Je pense aussi aux syndicalistes, à Mansour Ansaloo, qui a organisé la grève dans les transports à Téhéran et aussi à tous ceux qui portent la parole des ouvriers iraniens. Je pense bien sûr aux femmes.

Ali Badou : Elles ont quand même été des soutiens importants de la révolution Islamique de 1979…

Oui c’est vrai mais depuis elles ont vu leur situation se dégrader dans tous les domaines. C’est aussi tous ces combats qui se sont exprimé avant l’élection dans les rues des grandes villes. C’est un espoir qui a été déçu parce qu’il n’a pas débouché politiquement. Mais dans le même temps toutes ces forces n’ont pas disparu avec l’élection. Et la question qui se pose aujourd’hui c’est comment tout ça va s’inscrire dans la durée, comment continuer à résister ? Et ça nous interroge nous-mêmes, sur nos propres responsabilités, sur les liens qu’on a à créer avec cette opposition sociale iranienne.

D’autant qu’aujourd’hui le temps est compté si on ne veut pas en rester à une seule alternative : la voie des négociations avec ce régime ou la guerre, sachant que les deux renforceront le régime en place, en oubliant complètement le peuple iranien.

Nous avons su dans le passé faire vivre cette solidarité internationale, et dans des contextes internationaux tout aussi complexes. Nous avons su créer des liens et soutenir les mouvements sociaux dans les pays de l’est. Ils ont fini par reprendre leur destin en main et face à des régimes tout aussi autoritaires.

Alors la seule question que j’ai envie de poser c’est « qu’est ce qu’on attend pour tenter à nouveau cette voie, cette fois avec la société civile iranienne ? »

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Posté par : Julie

15 juin 2009 à 5:09

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Se faire confiance…ou pas

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Cette semaine, au risque de récidiver, je vais vous parler de confiance en cette période de crise. La question de la confiance est sur toutes les lèvres. La perte de confiance serait en train d’aggraver la crise. Le retour de la confiance serait un levier pour en sortir. Avec la question centrale : comment redonner confiance aux français… Je vous conseille d’ailleurs dans cette veine le livre d’Hervé Serieyx, “confiance mode d’emploi“, auteur de dizaines d’ouvrages sur le management, il explore cette fois un peu plus profondément cette notion de confiance. Vous connaissez d’ailleurs la définition du dictionnaire ?  La confiance serait une foi laïque et psychologique. Toujours intéressant à savoir.

Mais pour revenir à l’actualité, ces dernières semaines, plusieurs études ont donné un éclairage un peu particulier à tout ça en abordant la question de la confiance sous un angle générationnel. Qui fait confiance aux jeunes ? En quoi les jeunes ont-ils confiance ? Deux données qui ressortent de ces différentes études m’ont particulièrement marquée.

La première est issu de l’étude de l’AFEV dont le thème est la perception des jeunes par la société. Selon l’AFEV 51% des français auraient une image négative des jeunes et ne leur feraient pas confiance. On le sait, la France est très mal placée du fait de la mauvaise situation qu’elle fait à sa jeunesse.. mais creusons un peu. D’après cette étude, une grande majorité de français trouvent les jeunes individualistes, pas tolérants et pas prêts à s’engager. Rien que ça ! Quand on creuse encore un peu plus les résultats de cette études, on se rend compte que la défiance envers les jeunes, n’est pas le fait des plus de 55 ans, mais que ce fossé, cette fracture est entre : la jeunesse et les 25-55 ans. C’est à dire entre la jeunesse et les “insiders”, les établis, les générations actives, celles qui globalement sont en situation d’emploi et de responsabilité. Les générations de ceux qui sont en place et aux manettes dans les entreprises, dans les organisations, dans les institutions. C’est précisément dans ces tranches d’âges que 59% des gens trouvent les jeunes “tout à fait” individualistes” et que 62% les trouvent “pas du tout” tolérants !…

Il faut noter que cette réalité détonne complètement avec le discours officiel des dirigeants de ces structures, qui cherchent “attirer les jeunes”. Vous savez, tous ces discours où ils en appellent aux jeunes pour construire la relève dont ils ont besoin. …Ce type de discours a d’ailleurs bien du mal à passer auprès des jeunes générations.

Et c’est ce que nous montre cette fois la dernière étude de l’Observatoire de la Confiance affilié la Poste. Selon cette enquête dans un monde qui va mal, les jeunes ne font guère confiance aux institutions quelles qu’elles soient pour s’en sortir. Il ne sont pas pour autant résignés ou fatalistes. Mais ce n’est pas là, qu’ils placent leur confiance … Ce en quoi ils placent massivement leur confiance, c’est le relationnel. La famille, les amis, leur réseau. Cette étude nous montre que pour les jeunes générations, la confiance relationnelle a remplacé la confiance institutionnelle. …Et c’est là que le croisement de ces deux enquêtes est intéressant. Ceux qui comptent sur le relationnel pour avancer et s’en sortir dans la vie, sont tout sauf des individualistes. Or c’est pourtant le procès qui est fait aux jeunes par les classes d’âges actives qui sont aux manettes et en responsabilité !

Ca me rappelle ce débat auquel je participais la semaine dernière. Un débat entre DRH précisément sur la confiance. Et pour commencer son propos, le plus jeune intervenant, un recruteur de moins de 30 ans dans une grande entreprise française, a bien résumé la situation, en lançant , ceci, au parterre de DRH : “plutôt que de me demander, comment vous pourriez redonner confiance aux jeunes générations, demandez vous plutôt pourquoi vous ne leur faites pas confiance”.

Photo : Sara de Jesus Bento / Agnès Herrera étudiante en Licence 3 Photographie de l’Université Paris 8 pour l’Observatoire de la Confiance.

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Posté par : Julie

2 juin 2009 à 9:53

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Qu’y a-t-il à vendre dans cette élection européenne ?

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Chronique France Culture “Europe, croyance, rêves et cauchemars”

Fin d’une journée bien chargée, définitivement placée sous le signe de l’Europe. Ma chronique à 7h20 dans les Matins, le débat qui a suivi avec Olivier Ferrand, patron de Terra Nova et Franck Debié de European Ideas Network, puis participation au débat des résultats de l’enquête de TNS Opinion pour la FIP (Fondation pour L’innovation politique) sur “Le sentiment européen” chez les jeunes d’Europe. De quoi entrer, dans ma tête, dans cette campagne européenne. C’est pas trop tôt, vous allez me dire, mais on en est (presque) tous là ;)

Les résultats de l’enquête présentée cet après-midi montraient, sur les jeunes français, trois résultats qui m’ont interpellé. 77% des 18-25 ans, considèrent que dans la globalisation, le fait pour leur pays d’appartenir à l’Union est une chance. Interrogés sur les meilleurs moyens de faire entendre leur opinion par les responsables politique 71% d’entre eux répondent : le vote. Sur l’intérêt qu’ils portent aux élections européennes à venir, seuls 54% se disent “intéressés”.

Ça vaut le coup de réfléchir aux raisons de cet écart ? Qu’est-ce qui fait que cette confiance des jeunes en l’Europe ne se traduit pas “naturellement” en un intérêt pour ces élections européennes ?

Je repense à tous ces intervenants avec qui j’ai eu l’occasion de débattre dans la journée, souvent âgés de 10, 20 voire 30 ans de plus que moi. L’Europe qu’ils racontent, c’est souvent celle de tous les obstacles qu’il a fallu dépasser pour un résultats tout de même positif, selon eux. De l’entrée de l’Espagne et du Portugal, à l’Euro, en passant par les différents traités, sans oublier le référendum sur la constitution. Les difficultés institutionnelles bien sûr, pour fonctionner à 12, 15, 25 puis 27. Et on enchaîne sur les réformes institutionnelles qu’il faut désormais faire ou au contraire ne pas faire, la gouvernance idéale. Et là le débat est vif, on nous assure que c’est là que se situent l’enjeu politique majeur de ces élections.

Je sais que tout cela est important. N’empêche que ça ne m’a pas beaucoup convaincu… Je me suis quand même rendu compte que pour ces générations, les enjeux institutionnels et de fonctionnement de l’Europe avaient été, ces trente dernières années, au cœur des préoccupations pour faire l’Europe et fonctionner ensemble. D’où la prédominance du débat sur la gouvernance, dès qu’on parle d’Europe. Certes ce débat passionne ceux qui connaissent bien tout ça mais ennuie profondément la majorité des autres.

C’est vrai, pourquoi faut-il comprendre les affaires de majorité qualifiée, la nature des lien entre le parlement, les commissaires, leur mode désignation et qui élit qui, pour avoir un avis sur l’Europe ? Si c’est le cas, faut pas me raconter qu’on veut une Europe des peuples et des citoyens, parce que ceux qui maîtrisent tout ça, ne sont vraiment pas nombreux. Pour les autres débats politiques que nous avons, on ne demande pas aux gens avant de pouvoir émettre un avis, de savoir quelles sont les relations entre l’Assemblée et le Sénat, ou quelle est la répartition des compétences entre les différentes collectivités territoriales !

A force de vouloir faire de la pédagogie et de “l’information” pour convaincre les gens de voter, on finit par leur faire croire, que c’est trop compliqué pour eux, et qu’il vaut mieux que les experts s’en occupent. A ce propos une des étudiantes qui a réalisé le micro trottoir qui va avec l’enquête sur “le sentiment européen”, nous racontait cet après-midi comment c’était passé le tournage. Elle expliquait que de nombreux jeunes avaient refusé de répondre au micro-trottoir sur l’Europe, parce qu’ils avaient “peur de ne pas savoir répondre aux questions”(!). Pour eux l’Europe n’est pas synonyme de “donner son avis” mais de “répondre aux questions”.

Pourtant des avis, ils en ont. Les résultats de cette enquête abordent à travers plusieurs questions, les choix et les priorités que les jeunes souhaitent donner à l’Europe. Elle montre qu’ils voient “une Europe ouverte, verte et d’entreprises qui doit se donner comme priorités d’investissement : l’éducation et la formation, l’environnement, l’emploi et les affaires sociales”. Et commentaire de ces résultats, il y a eu, bien sûr, quelques avertis des questions européennes pour remarquer qu’une partie de ces questions “ne font pas partie des compétences européennes”…So What ? Est-ce qu’on peut se projeter deux minutes sans être rappelés à l’ordre ? A force d’expliquer comment fonctionne l’Europe, on va finir par la bloquer. Il faudrait peut-être arrêter de confondre, l’Europe avec Bruxelles. Comme le disais une autre étudiante, “je suis européenne, je le ressens, et tout n’est pas rationnel là-dedans.”

Ça m’a fait plaisir. Au terme de cette journée, j’ai des tonnes de questions dans la tête mais je me dis qu’en dépit des “c’est comme ça”, des “c’est compliqué”, des “le problème c’est que…”, la génération qui fera l’Europe demain, a envie de son rêve européen.

En prime un petit clip d’appel au (no)vote en 24 langues.



5 friends 4 Europe
envoyé par fondapol. - Regardez les dernières vidéos d’actu.
PS : Avec un nombre d’électeurs pour cette élection européenne, supérieur à ceux qui ont participé à celle d’Obama, Dominique Reynié parlait “d’arme de démocratie massive” ;)

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Posté par : Julie

18 mai 2009 à 11:42

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“Société anonyme”, chronique matinale sur France Culture

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Tous les lundis matin à 7h20 sur France Culture.

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Posté par : Julie

4 mai 2009 à 5:22

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“Des jeunes / une jeunesse”, le fameux débat

Aujourd’hui au CESR, discussion exploratoire en petit groupe sur la question de la jeunesse francilienne. Une discussion ouverte depuis quelques temps. Mais dans le contexte actuel, des questions de fond sur l’approche de ce sujet, commencent à se poser dans nos échanges. “Dans la diversité des parcours, des positions et des sensibilités que recouvre le CESR” on travail sur “les jeunes (franciliens)”. Et comme bien souvent quand un groupe de travail ou de réflexion se monte sur ce sujet, à un moment, la question se pose… “Y a-t-il une jeunesse” ou “des jeunes” ? Cette question résonne souvent comme l’alpha et l’oméga du débat, et chacun semble avoir sa conviction en la matière. Mais finalement pourquoi s’interdire de répondre “les deux”, “ça dépend du point de vue”? On trouvera “des jeunes”, si on cherchent ce qui les différencie, malgré leur communauté d’âge. On trouvera “une jeunesse”, si on cherche ce qui les lie, malgré leurs différences.

Vous connaissez ma sensibilité d’approche. A LA MANU on fabrique du lien, trouver ce qui nous rassemble, a ma préférence.

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Posté par : Julie

17 mars 2009 à 12:16

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Chasseurs de primes ?

Petite polémique qui date un peu mais qui vaut quand même le coup qu’on s’y arrête.

Un peu tôt pour pour faire le bilan de l’action de Martin Hirsch sur la jeunesse, mais on peut déjà lui reconnaître de ne pas avoir laissé passer certaines déclarations qui renvoient à quelques poncifs bien connus sur la représentation de la jeunesse.

Une image caricaturale des jeunes c’est pas nouveau, mais j’avoue avoir été choquée qu’en 2009, en plein début de crise économique, au détour d’une phrase bien choisie de Laurence Parisot, on recolle aux jeunes de notre pays une image d’assistés qui ne voudraient pas travailler.

Bien sûr Laurence Parisot n’a pas fait d’affirmation en la matière. A propos de la prime de 500 euros pour les salariés ayant travaillé deux à quatre mois, adoptée lors du sommet social (le cas de nombreux jeunes qui débutent dans la vie active), elle a “juste” dit “On donne le sentiment de traiter les jeunes comme des chasseurs de primes ».

Permettre à ceux qui n’ont pas encore cotisé suffisamment pour avoir droit aux indemnisations chômage, de ne pas se retrouver « sans rien » après quelques mois de travail, alors qu’ils commencent leur vie professionnelle et ce dans un contexte économique des plus difficiles, est sur le principe une nécessité.

Une nécessité que les jeunes aient dans notre pays les armes, les coups de pouces pour franchir ces obstacles. Les obstacles que l’on trouve sur son chemin pour entrer dans la vie active quelle que soit sa volonté et sa motivation. Les voies royales, sans obstacles ni accrocs n’existent que pour une toute petite petite élite. Il est temps qu’à la situation de la majorité d’entre nous, à nos besoins et nos attentes de mieux en mieux connus, notre pays apporte des réponses. En particulier dans l’accès à l’emploi, donc à l’autonomie.

Vu de là ou je suis, quel décalage que de penser que ce qu’attendent les jeunes c’est de travailler précisément entre 2 et 4 mois pour pouvoir « toucher la prime »… Je n’aimerais pas être à la place de responsables politiques ou sociaux qui penseraient sincèrement que l’ambition des jeunes de notre pays se limite à courir après « les primes », les unes après les autres, sans autre rêve.

Mais j’entends déjà les discours bien connus… oui c’est vrai les abus existent et les esprits profiteurs aussi. Mais est-ce une raison pour renforcer ces stigmates sur la majorité des jeunes à coup de poncifs qui étouffent les jeunes générations !

J’ai envie de leur dire de se laisser aller à un peu d’optimisme. Il ne faut pas réinventer la réalité pour cela mais juste regarder autour de soi, la partie pleine du verre, arrêter de se crisper sur ses a priori, s’ouvrir aux réalités nouvelles qui se dessinent.

Ouvrir les yeux et prendre conscience que ce qu’attendent les jeunes, c’est de trouver un emploi et plus largement d’avoir un parcours professionnel dans lequel s’épanouir, progresser, utiliser et développer leurs compétences. Bien sûr d’avoir de quoi vivre et d’être reconnu à leur juste valeur, c’est bien normal. D’avoir plus de prise sur leur avenir notamment professionnel et d’être pour cela actifs, inventifs, persévérants.

Alors oui, Martin Hirsch a raison les jeunes sont bien plus aujourd’hui des “chasseurs d’emploi” que des “chasseurs de primes”. Mieux vaut d’ailleurs, de nos jours être chasseurs que proie … et pour que la chasse soit bonne, LA MANU est une arme à saisir ;) !

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Posté par : Julie

11 mars 2009 à 12:59

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