Archives pour le mot-clé ‘jeunes’
Petites réflexions sur l’alternance…
Annonces par le gouvernement d’objectifs d’augmentation de 200 000 du nombre d’alternants (qui font largement écho au plan “jeunes emploi” qui avait été lancé en mai 2009 et qui était lui aussi principalement axé sur l’alternance)
Dès qu’il s’agit d’emploi des jeunes, c’est principalement d’alternance dont on entend parler que ce soit par l’Etat, les collectivités territoriales ou les entreprises.
C’est un système qui a fait ses preuves à l’étranger, dont les taux d’insertion sont plutôt bons et qui est de plus en plus attractif pour les jeunes…(sans rentrer dans les détails qui sont bien plus complexe).
C’est une entrée dans l’entreprise ! Une formation qui sera donc très lié à l’entreprise et à ses métiers, cela demande donc d’y être préparé et d’avoir muri ce choix dans son parcours de formation. Aller en alternance pour échapper au chômage c’est le risque de se retrouver totalement à côté de soi-même.
Ainsi 70% de chefs d’entrerpise qui ont pris des alternants en 2010 affirment qui en prendrons moins en 2011 notamment à cause du manque de préparation des jeunes qu’ils accueillent.
Un dispositif intéressant et dans certaines conditions efficace à ne pas confondre avec LA solution miracle à un problème qu’on ne sait pas régler depuis 30 ans.
Julie Coudry : ” L’apprentissage ne fait pas de miracles”
envoyé par Cadremploi. - L’actualité du moment en vidéo.
mots-clés : alternance, autonomie, emploi, formation, jeunes, travail
Besoins des entreprises / envies des jeunes…rencontre possible ?
Le 10 mai aura lieu a l’Elysée le sommet social rassemblant syndicats salaries, organisations patronales, gouvernement. Au programme bien sur l’emploi et plus particulièrement celui des seniors et des jeunes. 634 600 jeunes au chômage en mars 2010 de nouveau cette question, recurrente en France, est sur la table.
Le 1er mai j’étais sur Inter pour débattre avec Jean-François Roubaud patron de la CGPME et Christian Charpy celui de Pôle Emploi, j’ai trouvé ça vraiment instructif. Notamment pour comprendre avec cette confrontation des points de vue comment l’Etat (pole emploi), l’entreprise (ou du moins la PME) et une organisation comme LA MANU abordent cette enjeu majeure de l’emploi des jeunes.
En réécoutant l’enregistrement, j’ai trouvé que le champ lexical utilisé par les participants à ce débat, était très révélateur de l’approche de chacun.
Bon débat d’ailleurs sur l’attractivité des métiers. Est-ce le fait qu’il y ait des emplois vacants dans un secteur qui les rend attractifs ? Les points de vue embrassaient large et allaient de “Faut arrêter de former des jeunes en psycho,socio etc… , alors qu’il y a des métiers ou il y a de la demande.” a “On ne force pas les gens à aller ou rester dans un métiers, par contre on peut les aider a sortir des préjugés” ou encore “Il faut montrer quels sont les enjeux économiques des secteurs d’activité, et en quoi leurs métiers peuvent être des perspectives intéressantes professionnellement”.
Sur les sciences humaines le débat était aussi bien vif, au programme aussi alternance, lien étudiants-entreprises, orientation, secteurs qui recrutent, réseau professionnel et marche cache…A la veille du sommet sociale de lundi prochain un débat qui met le doit sur les enjeux !
(Bon j’ai essayé de couper mais yarrive pas alors faut aller à la mano à la minute 23.30)
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Allez un petit top 5 des flops./”Donner les informations sur le marché c’est le rôle de pôle emploi, puisqu’à la sortie des études les étudiants vont s’inscrire a pôle emploi”./”Ces dix dernières années la durée d’accès a l’emploi stable des jeunes n’a pas variés”./”Génération sacrifiée ? c’est trop tôt pour le dire…”/”Il faut inverser la tendance et non plus créer des jeunes pour ensuite essayer de leur chercher un débouché”./”Faut arrêter de former des jeunes en psycho,socio etc… , alors qu’il y a des métiers ou il y a de la demande”…Bon y a encore du boulot ; )
mots-clés : chômage, emploi, entreprise, jeunes, LA MANU, recrutement, rencontre, ressources humaines
Recrutement, demain fini les mariages de raison
Et oui, il va falloir s’aimer, …dans l’entreprise aussi. Il semblerait que notre société, comme elle l’a fait pour le mariage, va devoir mener cette évolution.Nous concevons de moins en moins notre travail comme une sphère à part (à côté de la vraie vie). Nos attentes d’humains, de citoyens et de professionnels convergent dans notre vie et ces nouvelles exigences s’abattent sur les recruteurs et les managers d’aujourd’hui. Car eux aussi ont leurs préoccupations. Ils cherchent à comprendre les nouvelles générations, pour mieux pouvoir les attirer, les recruter, les manager et fidéliser les talents.
Fidéliser ? “La fidélité de principe”, voilà une notion qui est en train de disparaître. Pas plus qu’on ne conçoit désormais la fidélité en amour au prix de l’oubli de soi, on ne pense plus aujourd’hui la “fidélité vis-à-vis de l’entreprise” comme hier. Qui peut a priori affirmer qu’il passera 40 ans de sa vie dans la même entreprise ? On se dit même que cela ne sera probablement pas le cas, et ce n’est plus un problème pour les jeunes. Car nous cherchons avant tout “un métier où nous puissions nous épanouir”, comme le montre 57% des réponses des étudiants à la récente enquête CSA pour le Cercle du leadership. Et dans cette recherche de l’épanouissement au travail, il y a bien sûr les vocations, ceux qui ont toujours su qu’ils seraient vétérinaire, musicien ou avocat et qui le seront avec passion toute leur vie. Mais la plupart d’entre nous se projettent plutôt en pensant changer de nombreuses fois d’entreprise mais aussi d’activité, de métier.
Dans notre parcours, chaque emploi constitue plutôt une expérience, une occasion de participer à un projet tout en développant nos savoirs faire, la priorité étant au final : notre évolution personnelle (à propos des critères qui dicteraient le choix d’une entreprise : 79% mettent en avant les “évolutions personnelles” notamment les possibilités offertes en matière d’apprentissage). Certains de nos aînés pourraient voir dans cette attitude un manque d’engagement, une marque d’inconsistance, voire d’individualisme. Et pourtant, dans notre esprit et dans notre pratique, rien n’oppose la construction phase après phase d’une vie professionnelle faite de coups de cœur, de doutes, de changements de cap et une véritable capacité d’investissement dans les missions, le travail que nous occupons au présent.
Tout cela pose dès aujourd’hui de lourdes questions au management et au recrutement. Pour le recrutement et management : le temps des “mariages de raisons” sera un jour révolu. “Je reste dans mon entreprise parce que je n’ai pas le choix”, “je suis quand même confortable, j’ai mes habitudes”, “je m’ennuie d’accord mais partir… pour aller où ?”, “c’est une sécurité, j’espère que cela durera le plus longtemps possible, même si je me sens parfois, aigri(e), frustré(e), dévalorisé(e)”… Avec le temps ces types d’attitudes seront de moins en moins répandues.
Le travail reste une nécessité mais les jeunes générations affirment leur volonté d’ouvrir le plus largement le champ des possibles pour que cette nécessité de travailler ne se fasse pas au prix de leur épanouissement. Comme pour le mariage d’amour, les recruteurs et les managers de demain vont devoir “garder la flamme allumée” (”donner du sens au projet d’entreprise” (40%), “créer un climat dynamique, compétitif et stimulant dans l’entreprise “(35%), un management respectueux des personnes (61%). Ils vont devoir cultiver les raisons de rester dans l’entreprise et de s’investir pour les salariés, les esprits ouverts, les entrepreneurs, les talents, les passionnés, les créateurs sinon ils s’en iront ailleurs.
Dans cette perspective l’enjeu qualitatif du recrutement devient d’autant plus déterminant. Les logiques de “qui que tu sois quand tu rentres sur un poste et au bout de quelques mois tu seras à l’image de l’entreprise” seront difficilement compatible avec cette attente des jeunes d’être pris en compte et d’apporter, avec tout ce qu’ils sont, au projet et aux résultats de l’entreprise.
Face à ces enjeux, comme en amour, je crois moins au processus industriels de rencontres qui effectuent le tri sur quelques grands critères pour proposer un matching, qu’à un travail fin et en profondeur, fondé sur la rencontre entre les personnes. Dépasser les étiquettes et les a priori, tisser des liens, se rencontrer régulièrement.
Le métier de marieuse n’est plus au goût du jour, et nous voulons avoir la main sur nos choix. Quoi de mieux pour cela que la rencontre directe qui permet de rester libre, de constater si l’alchimie se passe ou non par-delà tous les critères rationnels, en remettant le choix définitif entre les mains de chacune des parties avec ses impressions, son ressenti, ses intuitions. En amour comme pour le recrutement, c’est je crois l’avenir du métier d’entremetteur.
publié aussi sur lesechos.fr
mots-clés : entreprise, génération, jeunes, recrutement, ressources humaines
Etre français(e) ?
Projet prévu de longue date (ndlr. avant le lancement du débat sur l’identité nationale) par l’institut Montaigne qui sort demain le livre Qu’est-ce qu’être français ? j’ai répondu ce midi à la question de savoir ce que signifiait pour moi : être française …
En fait je ne m’étais jamais vraiment posé la question sachant que ce n’est pas la première identité que je mets en avant lorsque je cherche à me définir … en vrac ce qui m’est venu à l’esprit :
- j’espère qu’on arrivera jamais à une liste de 10 dimensions qu’il faudrait cocher pour être français… pour définir une communauté d’appartenance, il faut que la majorité ce ceux qui y appartiennent de fait, s’y retrouve ; et dans le même temps je trouve bien de s’interroger sur ce que nous avons en commun et les raisons que nous avons de vouloir vivre ensemble, et pour construire quelle société
- Je trouve que globalement la France est solide sur certaines grandes valeurs républicaines (à l’exception de véritables scandales) : les droits de l’Homme (on a le droit d’avoir ses idées, de les défendre, de les manifester sans risquer sa vie, de choisir son mode de vie : encore deux jeunes homosexuels condamner à mort en Iran, et tous les jours des manifestation réprimer dans la violence…), les droits de femmes (qui ont le droit de ne pas être coupable d’être des femmes ni des effets qu’elles peuvent éventuellement produire sur les hommes), la laïcité (ne pas se servir d’une autorité divine pour construire notre système éducatif, fonder notre justice sur un engagement devant les hommes et non devant Dieu), la liberté d’expression et de critique de la pensée, de toutes les pensées (l’issue du procès des caricatures de Charlie Hebdo en a été un grand moment)
- Je trouve important que nous nous mêlions des affaires du monde, on passe parfois pour “les mouches du coche” mais je préfère être dans un pays qui ne se sent pas étranger au destin du monde que dans un pays qui met la tête dans le sable dès qu’il ne s’agit pas directement de lui et de ses habitants.
- Maintenant il y a de vrais paradoxes dans cette France qui peuvent constituer de véritables dangers pour l’avenir, des bombes à retardement même ; de grands écarts entre les ambitions affichées et la réalité. Je pense par exemple au mélange, à la mixité, au métissage. Beaucoup d’étrangers qui visitent la France s’étonnent de voir des français dont les origines viennent des quatre coins du monde, vivre ensemble au quotidien, être amis, se marier… c’est plus le mélange que le communautarisme qui nous caractérise et pourtant… la France a créé en son sein des zones urbaines de relégation, en confinant ceux avec qui certains ont refusé et refusent toujours de se mélanger, voir de partager cette identité française. Certains dans ces quartiers n’aiment pas la France, ont du mal à se sentir français mais est-ce que la France les aime, est-ce qu’elle a aimé leurs parents, est-ce qu’elle voit en eux de jeunes français dont il faut assurer l’avenir ? Comment va-t-on durablement vivre ensemble dans ces conditions ?
- En matière de grands écarts entre les ambitions et la réalité, je pense aussi à notre système social auquel nous tenons tant : “le modèle social français”. Solidarité en matière de santé, de retraite, de chômage, puissance des services publiques, en France, tout cela fait aussi notre fierté … mais pour combien de temps ? Les déficits des systèmes sociaux, la dette publique (121 milliards d’euros), les marges de manœuvre financières et nos possibilités de choisir qui se réduisent chaque année, pose la question de ce qui sera laissé à notre génération et à celles à venir : comme seule possibilité : gérer les suites des décisions prises par nos ainés ? En matière de retraite par exemple, en gros nous sommes sûrs que nous allons, toute notre vie, payer pour ceux qui sont en retraite, sans certitude que le système de solidarité n’aura pas fait faillite, avant que nous arrivions en retraite et puissions à notre tour bénéficier de cette solidarité. Si la solidarité sociale caractérise la France, alors il faut se donner les moyens de la pérenniser pour les générations à venir.
République, vivre ensemble, fraternité, solidarité entre les générations… la France tiendra-t-elle ses promesses ? Espérons que la France ne préfère pas son passé et ses aquis, à ses enfants et leur avenir ? (d’ailleurs faut-il se contenter d’espérer ??…)
mots-clés : avenir, civilisation, confiance, diversité, génération, jeunes, solidarité
Agorabox, la 1ère Jeunes Entreprises Universitaires
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chronique du 6 juillet 09
Agorabox est donc la première Jeune Entreprise Universitaire. Ce nouveau statut issu de la loi de finance 2008 a pour but de faciliter la création d’entreprise innovantes par des étudiants, jeunes diplômés, doctorant ou enseignants d’université. Il permet aux universités et aux entrepreneurs qui en viennent de mettre en commun leurs forces, leurs moyens, leur capacité à innover. C’est pourquoi l’université Pierre et Marie Curie soutient le développement de cette jeune entreprise universitaire qui déploie de nouvelles technologies. Son soutien va d’ailleurs jusqu’à une prise de participation dans le capital d’Agorabox.
Cette initiative pionnière, je la trouve importante. D’abord parce qu’elle permet à de jeunes talents d’entreprendre et de créer de nouveaux produits. Je trouve aussi que voir une université entrer dans l’entreprise, jusque dans son capital, c’est un retournement majeur dans les relations universités / entreprises.
Le débat public sur cette question s’est trop longtemps focalisé sur la nécessité ou les risques de l’entrée de l’entreprise dans l’université. Cette entrée est aujourd’hui bien réelle. Les formations universitaires professionnalisantes se développement, tout comme les formations supérieures en alternance et en apprentissage, les entreprises participent désormais à leurs instances de décision. Pour certains, ces évolutions sont vécue comme une véritable intrusion et une dénaturation de l’université. Alors qu’on y soit favorable ou opposé, ça discute fermement sur les conditions, les limites voire les interdits à poser à l’entrée de l’entreprise dans l’université. Mais dans les deux cas, je trouve qu’on débat finalement peu de l’autre versant du lien université entreprise, c’est-à-dire l’entrée de l’université dans l’entreprise et des conséquences que cela peut avoir.
Pourtant, cela fait déjà bien longtemps que l’université est entrée dans les entreprises. Les jeunes qui s’y forment sont nombreux à y travailler ensuite. Ce mouvement va d’ailleurs s’accélérer pour remplacer les départs massifs à la retraite qui s’annoncent. Et ces recrutements important ne manqueront pas d’avoir des effets sur les entreprises. De fait, l’université irrigue déjà l’ensemble du monde professionnel par les débouchés qu’elle prépare. Les centaines de milliers de jeunes formés à l’université qui entrent chaque année dans les entreprises ne perdent pas pour autant leur caractère d’universitaires et avec eux c’est l’université qui entre dans l’entreprise.
C’est un fait encore insuffisamment pris en compte par les universités elles-mêmes. Il est souvent absent des débats sur les liens à construire entre l’université et l’entreprise. D’ailleurs les universités n’ont pas de connaissance d’ensemble de ce deviennent leurs étudiants. Elles n’ont pas non plus de réseaux organisés d’anciens étudiants. C’est comme si une partie de sa réalité était occultée. Beaucoup d’universités font aujourd’hui de gros efforts pour avancer, pour organiser et pour valoriser ce formidable potentiel. Pour le faire elles n’hésitent d’ailleurs pas à s’ouvrir aux actions d’autres acteurs qui fabriquent le lien étudiant-entreprise. Cet investissement est la meilleure façon pour elles d’échapper aux attitudes défensives ou subies dans leurs rapports aux entreprises.
La démarche commune d’Agorabox et de l’Université Pierre et Marie Curie est un beau symbole. Notamment pour tous ceux qui travaillent au rapprochement de ces deux mondes et qui franchement se sentent parfois à l’étroit dans les débats du type pour ou contre l’entrée de l’entreprise dans l’université. A n’en pas douter, la voie qu’ils ouvrent ensemble est porteuse d’avenir.
mots-clés : création, ensemble, entreprise, étudiants, innovation, jeunes, lien, université
L’emploi des jeunes, une question générationnelle ?
Hier au CESR, à propos de la conjoncture économique, le débat a porté à nouveau sur l’emploi des jeunes. Je le disais dans un précédent billet les réflexes en matière d’analyse et de propositions sur ce sujet sont assez bien installés.
“1- Plus on a un haut niveau de diplôme mieux on accède à l’emploi. 2- Le problème du chômage des jeunes c’est d’abord celui des non diplômés. 3- Il faut donc mettre principalement en place des mesures spécifiques en direction des moins diplômés“
Depuis des années, ces affirmations sont vérifiées par les enquêtes et analyses statistiques (taux de chômage / niveau de qualification). Et dans le même temps malgré les dizaines de mesures qui se juxtaposent pour l’emploi des jeunes, notre taux de chômage des jeunes reste un des plus élevé de l’OCDE.
La crise actuelle et ses conséquences sont venues bousculer un peu ce raisonnement qui ronronne depuis des années.
“1- Plus on a un haut niveau de diplôme mieux on accède à l’emploi.”
Cette année, l’augmentation du chômage touche d’abord les jeunes “en général” et cette fois ci, elle touche “en particulier” les diplômés du supérieur plus que les autres. (Il faut noté que le chômage des non diplômés reste encore supérieur aux autres mais que les tendances s’inversent)
“2- Le problème du chômage des jeunes c’est principalement celui des non diplômés.”
D’ores et déjà avec la tendance, du point de vue statistique, qui s’inverse, on ne peut plus analyser le chômage des jeunes uniquement au regard des qualifications et l’affirmation “le diplôme meilleur rempart contre le chômage” même statistiquement n’est plus exacte.
“3- Il faut donc mettre principalement en place des mesures spécifiques en direction des moins diplômés”
C’est toujours nécessaire mais insuffisant. Quelle crédibilité a un système de formation dont les plus diplômés (après 5, 8 ans d’études) ne sont pas assurés de trouver une place dans le monde du travail ? Il faut tenir les deux bouts, être à la fois intolérant à l’exclusion et soutenir l’excellence. Avec ce changement de paradigme en cours il faudra agir avec des approches nouvelles.
En matière d’emploi des jeunes la question des qualifications n’est plus la seule donnée à prendre en compte, il semble que nous sommes dans une situation qui tient plus d’une question générationnelle, de la place des jeunes dans l’emploi et plus largement dans la société.
A suivre…
“Des jeunes / une jeunesse”, le fameux débat
Aujourd’hui au CESR, discussion exploratoire en petit groupe sur la question de la jeunesse francilienne. Une discussion ouverte depuis quelques temps. Mais dans le contexte actuel, des questions de fond sur l’approche de ce sujet, commencent à se poser dans nos échanges. “Dans la diversité des parcours, des positions et des sensibilités que recouvre le CESR” on travail sur “les jeunes (franciliens)”. Et comme bien souvent quand un groupe de travail ou de réflexion se monte sur ce sujet, à un moment, la question se pose… “Y a-t-il une jeunesse” ou “des jeunes” ? Cette question résonne souvent comme l’alpha et l’oméga du débat, et chacun semble avoir sa conviction en la matière. Mais finalement pourquoi s’interdire de répondre “les deux”, “ça dépend du point de vue”? On trouvera “des jeunes”, si on cherchent ce qui les différencie, malgré leur communauté d’âge. On trouvera “une jeunesse”, si on cherche ce qui les lie, malgré leurs différences.
Vous connaissez ma sensibilité d’approche. A LA MANU on fabrique du lien, trouver ce qui nous rassemble, a ma préférence.
mots-clés : avenir, diversité, jeunes, jeunesse, lien, rassemble




