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7 clés pour trouver un job qui nous correspond
Le 14 avril 2010 ont eu lieu à l’UPMC les Campus Rencontres Paris 2010. Elles ont permis la rencontre entre des centaines d’étudiants et de jeunes diplômés d’universités avec des entreprises. Fil rouge de la journée : Trouver un job qui nous correspond, et s’y préparer dès la période d’études.
Dans ce clip mon intervention qui livre 7 clés pour leur permettre d’être actifs et stratégiques dans la préparation de leur avenir professionnel. Ma conviction : pour trouver un emploi, il est stratégiquement efficace de rechercher celui qui nous correspond. Et contrairement au discours ambiant, sur fond de crise économique, il ne s’agit là, ni d’une perte de temps ni d’un manque de réalisme mais d’un gage d’efficacité dans sa recherche !
mots-clés : agir, choix, emploi, étudiant, LA MANU, ressources humaines
Ce passage à la réalité m’a paru quelques temps irréel…
Cette nouvelle étape franchie dans l’action de LA MANU était assez incroyable.
Voir se dérouler sous nos yeux, avec un naturel déconcertant, ce qui était jusqu’alors une idée… des étudiants qui s’interrogent, qui participent aux débats puis, qui font le pas de se tester, de se mettre en situation. Des professionnels de l’entreprises qui rencontrent, découvrent, transmettent, repèrent… La rumeurs des échanges qui montent, des dizaines, centaines d’étudiants qui passent et qui s’impliquent, une cinquantaine d’intervenants qui enchaînent les face à face individuels et les mini conférences, les mise en situations ; les étudiants et les professionnels de LA MANU qui animent, partagent leur engagement…
Cette journée était comme hors du temps… ce passage à la réalité m’a paru quelques temps irréel.
Plus de 500 étudiants et un millier de rencontres. Reportage
mots-clés : engagement, entreprise, étudiant, LA MANU, rencontre, ressources humaines
Faire tomber les murs
Ces dernières semaines passées à rencontrer, échanger, dépasser des a priori, proposer, agir, j’ai été surprise. Surprise, des réactions de tous ces acteurs à une offre nouvelle. J’ai rencontré certes, des personnes enfermées dans des dogmes, des habitudes, une tendance à la résignation, au « on a tout essayé » ou « on fait déjà beaucoup ».
J’ai aussi rencontré des étudiants ouverts, ambitieux, avec l’envie d’agir. Des entreprises prêtes à penser et agir au-delà de leurs besoins de recrutement immédiat. Des présidents d’universités décidés à remplir pleinement leurs missions, à s’ouvrir aux autres approches, à travailler en synergie. Des associations, des petites entreprises, qui cherchent à coopérer au maximum pour produire du mouvement du changement, du résultat.
Pour rapprocher les entreprises et les étudiants : les collectivités, les universités, les entreprises, les associations et divers organismes font des choses. Des services, des évènements, des initiatives, des actions symboliques, des campagnes de communication, des programmes ciblés. Mais beaucoup reste à faire en dépit des initiatives et des efforts déjà consentis. La rencontre avec l’entreprise est à faire pour la grande majorité des étudiants. L’enjeu aujourd’hui c’est donc d’aller plus loin, de faire changer cette donne.
Cela nécessite de faire plus ensemble. De faire tomber les murs, de décloisonner, de s’organiser, d’agir ensemble. Fabriquer ce lien étudiants-entreprise c’est une mission d’intérêt général.
mots-clés : agir, ensemble, entreprise, étudiant, lien, mur, université
Mission à remplir…
Obligation de résultats pour les universités quant à leur nouvelle mission d’insertion professionnelle ? La réponse de Lionel Colet, président de l’Université de Lyon 1.
mots-clés : étudiant, université
Moment à saisir…
Il y aurait tant à dire à propos du moment que nous vivons. La crise financière, qui domine évidement l’actualité par son caractère spectaculaire, ne doit pas nous faire oublier d’autres tendances déjà à l’œuvre. Les risques, les inquiétudes, les ruptures, la difficulté à se représenter l’avenir, recèlent aussi des opportunités si nous savons les identifier et les saisir.
Il y a pour cela un besoin d’inventer de nouveaux points d’appui, de nouvelles façons d’envisager l’avenir et de le construire, de fabriquer de nouveaux moyens d’agir. La crise va durer un temps : il peut être un temps d’arrêt, ou un temps de construction.
Dans le changement qu’il va falloir mettre en oeuvre, la question des compétences, des ressources humaines est majeure. En France et en Europe, nous sommes confrontés à plusieurs nécessités :
- Il faut réussir à « faire société de la connaissance ». Dans une économie de plus en plus concurrentielle, faire le pari de la matière grise, favoriser tout ce qui permet de créer, d’entreprendre, de chercher, d’innover.
- Mobiliser les compétences, et les motivations pour faire tourner nos sociétés, notre économie : cela signifie aussi des exigences nouvelles en termes d’emploi et de vie professionnelle de la part des salariés, qu’il va falloir prendre en compte.
- Faire face aux départs massifs à la retraite dans tous les secteurs. La crise actuelle aura des effets sur l’emploi, mais il faudra toujours assurer les remplacements des départs en retraite, fidéliser les jeunes recrutés, et réussir le management inter-générationnel.
Les étudiants formés à l’université constituent un formidable potentiel face à ces défis. Ils ont du talent, ils sont capables d’initiatives et d’apporter leur contributions. Il n’y a pourtant rien de naturel à ce que leur potentiel se réalise, rien n’est écrit d’avance. Pour relever ces défis, ce changement de nature, il faut bien plus que compter sur l’arrivée mécanique d’une « relève ».
L’époque semble pleine de menaces, elle est aussi celle qui permet un changement, à condition de s’en emparer… Moment à saisir…
mots-clés : avenir, compétence, connaissances, économie, étudiant, potentiel, ressouces humaines, retraites, travail
Une reprise pas très académique
Je rencontrais hier une étudiante, qui est en master 2 de ressources humaines. Elle n’a pas validé « académiquement » ni licence ni master 1. A ma grande surprise, l’université l’a acceptée avec un seul Deug (quand elle l’a eu, ça s’appelait encore comme ça), directement à ce stade.
Entre son Deug et sa reprise d’études, elle a passé quatre ans dans une ONG. Elle y organisait la formation des équipes, a appris sur le tas un métier, l’a découvert, testé, mais elle a eu envie de professionnaliser son approche. Elle a tenté, au culot, de candidater en master 2 sur la base de cette expérience. Reçue, directement, sans avoir à entrer dans un processus administratif de validation des acquis.
Ca m’a surpris que l’université s’ouvre ainsi, de manière très opérationnelle, à la différence, à des parcours parallèles. C’est une bonne nouvelle.
Et vous, vous avez entendu parler d’exemples de ce genre ?
mots-clés : compétence, engagement, étudiant, expérience, travail, université
Note de savoir être ?
Je discutais en fin de semaine avec un prof d’université ou plus exactement un professionnel qui enseigne la com. à la Sorbonne. On parlait compétences, expériences, savoir faire, savoir être. Il me racontait comment au début des années 90 il avait monté une filière de communication politique et publique avec deux autres profs.
Dès le début, il avait fait le choix de noter 50% sur les contenus et les devoirs et 50% … sur le savoir être ! Ce choix controversé avait bien sûr provoqué de fortes réticences du côté de ses collègues. S’agit-il d’une note à la tête du client ? Près de 20 ans plus tard il pratique toujours ainsi et défend son choix.
En tant qu’intervenant professionnel, il considère qu’il faut confronter les élèves à la façon dont ils seront évalués dans le monde professionnel, pour être recrutés, avoir de nouvelles responsabilités, évoluer en équipe… et de son point de vue 50 % se fait (particulièrement dans le secteur de la com mais pas uniquement) sur le registre du savoir être !
Je ne pense pas que ça soit dupliquable sur toutes les formations et toutes les matières, évidemment. Mais l’intégration de critères de sélection qui familiarisent plus tôt les étudiants avec les exigences et modes d’action des entreprises ne sont pas idiots. Comment pourrait-on les introduire à l’université ?
mots-clés : avenir, étudiant, recrutement, talents, travail, université
Je suis poursuivie…
J’avoue que j’ai vraiment été interpellée par cette pub qu’on peut voir un peu partout. Au-delà du concept de com, que je trouve excellent, elle a surtout fait trotter une question dans ma tête. Les jeunes talents seraient-ils désormais poursuivis ?
Le chômage structurel, face auquel « on aurait tout essayé », a longtemps fait partie du paysage comme une donnée incontournable pour ma génération. Ainsi la question de l’insertion professionnelle, « rentrer » dans le monde du travail, était plutôt considérée comme une façon d’échapper au chômage. Pour les jeunes diplômés, en particulier des universités, il fallait pour cela faire face à un véritable parcours du combattant.
C’est pourtant un nouveau contexte qui est en train de se mettre en place avec les conséquences du choc démographique. Les départs massifs en retraites des « papy boomers » commencent à avoir des conséquences dans tous les secteurs de l’économie française. Les entreprises vont être confrontées à un défi majeur pour leur pérennité et leur devenir : assurer dans de bonnes conditions les recrutements qui sont nécessaires pour compenser les départs.
Ces besoins ne concernent pas seulement les grands groupes ou les entreprises de grande taille. Ces questions se posent aussi pour les petites entreprises. 700 000 chefs d’entreprises vont par exemple prendre leur retraite dans les dix années à venir. Trouver un repreneur, préparer et assurer la transmission des entreprises concernées aura des conséquences sur plusieurs centaines de milliers d’emploi de ces TPE-PME.
Même si nous n’en avons pas encore pleinement conscience, les entreprises se préparent à se livrer une véritable « guerre des talents » pour attirer les compétences nécessaires. Cette situation va produire sur le marché de l’emploi un véritable appel d’air.
C’est déjà ce que nous montrent les résultats qui viennent de sortir en fin de semaine de l’enquête annuelle de l’APEC sur l’insertion des jeunes diplômés. En 2007, diminution du temps moyen pour trouver un premier emploi, meilleures conditions de rémunération, augmentation de la proportion de CDI. « 70 % des jeunes diplômés des filières universitaires sont en poste moins d’un an après l’obtention de leur diplôme ».
Cette note d’optimisme liée à la conjoncture démographique, n’est pas une façon pour moi de baisser les armes en comptant sur la main invisible du marché de l’emploi pour faire le reste.
Cette évolution du rapport de forces entre jeunes diplômés et recruteurs constitue néanmoins une opportunité à saisir. Ce nouveau paradigme est synonyme de nouveaux défis à relever :
- Pour les entreprises qui vont devoir être attractives et faire évoluer leur façon de « gérer les ressources humaines ».
- Pour les jeunes diplômés, pour qui la question ne sera plus seulement « d’entrer » dans un monde travail qui sera de plus en plus mobile, mais d’y faire sa route, son chemin, d’étape en étape et de faire de son premier emploi un véritable tremplin pour la suite !
Vous l’avez compris, c’est à trouver des façons nouvelles de relever ces défis que je travaille en ce moment, pour que chacun d’entre nous avec sa formation, son profil, ses talents, fasse partie de ces fameux « poursuivis » !
mots-clés : avenir, compétence, engagement, étudiant, jeunes diplômés, perspectives, retraites, savoir, talents, travail, université









