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Effet titanic ?

Le thème de la dernière réunion de la commission économie et emploi du CESR, dans laquelle je siège : la conjoncture économique en Ile de France (sic)

Autant vous dire que l’ambiance était concentrée.

Les chiffres d’abord. L’emploi qui baisse, le chômage en hausse, de façon global. On apprend aussi que “c’est l’emploi de jeunes diplômés (bac+3 et plus) qui proportionnellement se détériore le plus, même s’il reste meilleur que celui des moins diplômés, et meilleur qu’en 2002/2003.

L’intérim paye de plein fouet la crise. “Le décrochage en octobre a été de 20% en moins sur les missions”. Un représentant nous bâtiment nous fait savoir “qu’il n’y a plus un intérimaire dans le bâtiment”. Et d’après les données de Pôle Emploi, “le nombre d’heures mensuelles des travailleurs précaires est en baisse. Les demandes d’autorisation de chômage partiel par les entreprises augmentent.”

L’échange se poursuit, nous approfondissons notre connaissance de la situation, pour être mieux capables de dégager, ensemble, de nouvelles voies. Pas simple dans un contexte que certains qualifient “d’effet Titanic”, les enjeux sont lourds.

Un syndicaliste précise qu’il y a “des périodes de préavis de licenciement en cours, en masse”. Que l’enjeu du reclassement de ces salariés est fondamental et aura des effets importants sur l’emploi.

Le représentants des PME mettent l’accent sur la nécessité d’éviter les “trous d’air dans l’activité des PME”. Les exemples très récents témoignent de faillites “éclair”. “D’un carnet de commandes plein avec un manque de personnel en novembre, on passe à un carnet vide, 4 mois plus tard, sans moyens de rebondir.”

La question de la réactivité de l’Etat et des banques est posée, car “il y a urgence à ce que les annonces et les décisions prennent effet pour permettre à de nombreuses PME de passer le cap”.

L’ambiance n’est pas à la réjouissance, et le travail va se poursuivre. On ressentait bien cette après-midi, l’esprit du CESR. La contribution des uns et des autres permet, par la richesse des différences de points de vue, de prendre à bras le coprs la réalité, et de créer des liens pour changer la donne.

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Posté par : Julie

18 mars 2009 à 10:07

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Tout est foutu !?…

A écouter les médias, on voit les nuages noirs se rapprocher et masquer derrière eux toute possibilité d’une vision positive de l’avenir. Les vendeurs de malaise au kilo et de catastrophes reprennent du poil de la bête. Il faut s’arrêter, s’inquiéter, avoir peur. Une crise sans précédent, un effondrement total, du jamais vu, on tire les alarmes… tous aux abris ! Ils déballent tout ça, pointent les risques souvent réels et laissent les gens là, avec les problèmes soulevés et les catastrophes à venir, sur les bras.

La question n’est pas de savoir si la crise est réelle ou pas. La crise financière et ses conséquences sont ou seront bientôt là. L’impact va se prolonger dans des dimensions bien plus réelles pour nous que les sphères financières. Il serait absurde de le nier. Mais cela laisse entière la question vitale de l’attitude à adopter face à une telle situation.

La tentation est grande dans les moments de doute, quand les repères sont à ce point mis en questions. La tentation du chaos, du relâchement, de la résignation, du laisser aller, la tendance au délitement, au désarroi.

Alors quoi ? Il n’y aurait rien d’autre à faire que de subir, en commentant ce qui nous arrive ? Rien, ni individuellement, ni collectivement ? Il n’y aurait rien à inventer pour faire face à cette nouvelle donne ? Nous serions les “derniers des hommes” ?

C’est cette drôle d’impression que j’ai à lire, à écouter certaines informations, certains point de vue. A commencer par cette dépêche de l’AEF qui donnait cette information “recruteurs et étudiants pessimistes face à la crise économique” avec les résultats d’un sondage Ifop. L’entrée en scène du pessimiste. La montée du chômage est un fait mais ce n’est pas la seule.

“Les problèmes ? C’est la crise qui est responsable”. C’est aussi l’occasion pour tous ceux qui veulent s’exonérer de leurs propores responsabilités de donner une mauvaise nouvelle qui passera inaperçue dans l’ambiance générale.

C’est tout simplement invivable que de subir un avenir à tous les coups morose et catastrophique. Le propre de l’avenir, c’est qu’il n’est pas encore écrit et que tout reste à faire pour qu’il devienne ce que nous aimerions qu’il soit.

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Posté par : Julie

21 novembre 2008 à 8:47

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