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Jeunesse du monde tu peux réaliser tes rêves !

C’est ce que m’inspire deux soirées qui auront lieu à quelques jours d’écart dans les 10 jours à venir ! Ah 2011 en moins d’un mois tu nous fais déjà sentir tes ondes créatrices.

La première soirée c’est vendredi 14 à Paris.

Le forum de la Bellevilloise se transforme en disneyland de la guerilla production. Du rêve à la réalité, une soirée pour découvrir les coulisses de l’épopée du film Donoma réalisée avec 150 euros. Le collectif blueprint guerilla animée par le réalisateur Djinn Carrenard, nous contera en animation comment la vision, le talent, la croyance et l’ingéniosité peuvent remplacer l’argent d’une production. Comment ils sont passé d’un rêve, d’une ambition à un film plébiscité et soutenu par le public. De la technique d’impro dirigée des acteurs, à la stratégie de réalisation d’un film sans prod en passant par la philosophie entrepreneuriale du projet, une soirée pour découvrir sous toutes ses coutures ce qui est aujourd’hui bien plus qu’un film. Pour s’inscrire c’est ici.

Quelques jours plus tard, quatre exactement, le 18, la Fondation pour l’Innovation Politique présentera en avant première au pavillon Cambon Capucines : les résultats d’une enquête planétaire réalisée auprès de 32700 jeunes dans 25 pays répartis sur les 5 continents. 500 jeunes participeront à cette soirée pour découvrir leurs manières de vivre, leurs opinions, leurs aspirations, leurs peur, leurs rêves. 32700 jeunes ! J’ai hâte de découvrir qui nous sommes, ce que nous avons en commun et qui par delà tout ce qui nous sépare, fait de nous la jeunesse planétaire ! A suivre aussi sur Twitter #WWY. Pour s’inscrire c’est ici.

Coïncidence de calendrier ? et si on y voyait un signe, une jeunesse planétaire qui se met à entreprendre pour réaliser ses rêves…bienvenue année 2011 !

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Posté par : Julie

10 janvier 2011 à 3:59

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Agorabox, la 1ère Jeunes Entreprises Universitaires

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chronique du 6 juillet 09

C’est une première… la création de la première Jeune Entreprise Universitaire. Il s’agit de l’entreprise Agorabox et de sa jeune équipe d’anciens étudiants d’université. Agorabox fabrique des bureaux d’ordinateur mobiles sous forme de clé USB, pour l’instant destinés aux étudiants. En gros toutes vos applications, vos fichiers sont sur cette clé, et vous pouvez donc les emmener partout et les utiliser de n’importe quel ordinateur. Dès que vous branchez la clé c’est votre ordinateur qui apparait ! (petite précision si vous perdez la clé vous ne perdez pas pour autant l’ensemble de vos données).

Agorabox est donc la première Jeune Entreprise Universitaire. Ce nouveau statut issu de la loi de finance 2008 a pour but de faciliter la création d’entreprise innovantes par des étudiants, jeunes diplômés, doctorant ou enseignants d’université. Il permet aux universités et aux entrepreneurs qui en viennent de mettre en commun leurs forces, leurs moyens, leur capacité à innover. C’est pourquoi l’université Pierre et Marie Curie soutient le développement de cette jeune entreprise universitaire qui déploie de nouvelles technologies. Son soutien va d’ailleurs jusqu’à une prise de participation dans le capital d’Agorabox.

Cette initiative pionnière, je la trouve importante. D’abord parce qu’elle permet à de jeunes talents d’entreprendre et de créer de nouveaux produits. Je trouve aussi que voir une université entrer dans l’entreprise, jusque dans son capital, c’est un retournement majeur dans les relations universités / entreprises.

Le débat public sur cette question s’est trop longtemps focalisé sur la nécessité ou les risques de l’entrée de l’entreprise dans l’université. Cette entrée est aujourd’hui bien réelle. Les formations universitaires professionnalisantes se développement, tout comme les formations supérieures en alternance et en apprentissage, les entreprises participent désormais à leurs instances de décision. Pour certains, ces évolutions sont vécue comme une véritable intrusion et une dénaturation de l’université. Alors qu’on y soit favorable ou opposé, ça discute fermement sur les conditions, les limites voire les interdits à poser à l’entrée de l’entreprise dans l’université. Mais dans les deux cas, je trouve qu’on débat finalement peu de l’autre versant du lien université entreprise, c’est-à-dire l’entrée de l’université dans l’entreprise et des conséquences que cela peut avoir.

Pourtant, cela fait déjà bien longtemps que l’université est entrée dans les entreprises. Les jeunes qui s’y forment sont nombreux à y travailler ensuite. Ce mouvement va d’ailleurs s’accélérer pour remplacer les départs massifs à la retraite qui s’annoncent. Et ces recrutements important ne manqueront pas d’avoir des effets sur les entreprises. De fait, l’université irrigue déjà l’ensemble du monde professionnel par les débouchés qu’elle prépare. Les centaines de milliers de jeunes formés à l’université qui entrent chaque année dans les entreprises ne perdent pas pour autant leur caractère d’universitaires et avec eux c’est l’université qui entre dans l’entreprise.

C’est un fait encore insuffisamment pris en compte par les universités elles-mêmes. Il est souvent absent des débats sur les liens à construire entre l’université et l’entreprise. D’ailleurs les universités n’ont pas de connaissance d’ensemble de ce deviennent leurs étudiants. Elles n’ont pas non plus de réseaux organisés d’anciens étudiants. C’est comme si une partie de sa réalité était occultée. Beaucoup d’universités font aujourd’hui de gros efforts pour avancer, pour organiser et pour valoriser ce formidable potentiel. Pour le faire elles n’hésitent d’ailleurs pas à s’ouvrir aux actions d’autres acteurs qui fabriquent le lien étudiant-entreprise. Cet investissement est la meilleure façon pour elles d’échapper aux attitudes défensives ou subies dans leurs rapports aux entreprises.

La démarche commune d’Agorabox et de l’Université Pierre et Marie Curie est un beau symbole. Notamment pour tous ceux qui travaillent au rapprochement de ces deux mondes et qui franchement se sentent parfois à l’étroit dans les débats du type pour ou contre l’entrée de l’entreprise dans l’université. A n’en pas douter, la voie qu’ils ouvrent ensemble est porteuse d’avenir.

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Posté par : Julie

6 juillet 2009 à 12:39

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Faut-il avoir la foi pour croire en la parabole des talents ?

Une centaine de DRH venus débattre, 2 d’entre eux à la tribune, un prof d’HEC et moi. C’est le cercle des paradoxes, réuni une fois par mois par l’ANDRH pour 2 heures de débat pour le moins iconoclastes et animées par le pétillant Louis Dugas. “Faut-il avoir la foi pour croire en la parabole des talents ?” c’est la question du soir. Extraits.

Premier détour par les évangiles (décidément on aura tout vu sur ce blog) Mathieu 25 -14/30 LA parabole des talents (notamment) Vous savez, le Maître qui part en voyage et confie à ses trois serviteurs un talent (ou plusieurs en fonction des versions), une pièce, 2 des serviteurs le font fructifier et le dernier l’enterre pour être sûr de le conserver. Premier sujet, investir ou conserver, faire fructifier les talents vs les enterrer ?

Bien sûr vient la question de qu’est-ce qu’un talent ?

En piste Mr Besseyre des Horts d’HEC cite le dernier livre de Maurice Thévenet “Les talents, Des étoiles brillantes aux étoiles… filantes“. Autrement dit les talents ne sont pas stables, les étoiles brillent aussi en fonction du milieu dans lequel elles sont, certaines qui brillent peuvent s’éteindre, d’autres qui sont éteintes peuvent s’allumer.

Exemple tout à fait surprenant, une DRH participante fait part de son expérience, dans son entreprise on lui a confié la mission non pas de gérer les talents mais les “mauvais” éléments… Et à propos d’étoiles qui se rallument cette mission à permis l’émergence de nouveaux talents pour le moins insoupçonnés !

Il est alors question de motivation, de la notion de projet, du passage d’une logique d’appartenance à une entreprise à la logique d’adhésion (!), particulièrement vraie pour les jeunes générations n’est-ce pas ? Du patriotisme, qui a caractérisé une époque de l’entreprise et du management, à la question du sens que posent les salariés d’aujourd’hui.

Mais le talent est-il individuel ou collectif ? Le talent collectif est-il d’ailleurs la somme de talents individuels ? Un participant nous éclaire et raconte cette anecdote vécue par une entreprise industrielle. “En prévision de la fermeture d’une des deux unités de production qui se trouvaient sur un même territoire, l’encadrement décide de muter tous les “meilleurs” dans une des unités et tous les “moins bons” dans l’autre. Au bout de 3 mois les 2 unités avaient le même niveau de performance.” Une question de place à trouver, peut-être, sa place.

Alors finalement y a-t-il des meilleurs ? Nous sommes en France et tout conduit à dire que les différents systèmes de formation sont classés, dans notre culture, du “moins bon” au “meilleur”. Alors bien sûr se pose la question des universitaires dans les entreprises, ils ont leurs apports spécifiques, leur autonomie, leur mobilité, leur aptitude à être en recherche, en auto-apprentissage. L’enjeu c’est qu’ils puissent se valoriser et être reconnu pris en compte. Les talents existent à l’université, 1,4 million de personnes.

Mais la marque d’une école est-elle gage de talent ? Un intervenant nous fait part de son étonnement lorsque lisant dans Challenge, les quelques mots censés décrire un entrepreneur de 52 ans, on citait encore son école d’origine, 30 ans plus tard.

Petit détour oriental, l’animateur nous fait part du prix que délivre annuellement la Chine à une entreprise étrangère “le prix des deux amours”, la mieux aimée de ses actionnaires et la mieux aimée de ses salariés…voilà un horizon (euh, vous croyez qu’ils ont aussi la version interne du prix …?!)

Que de questions et de réflexions passionnante. Alors pour finir sans conclure Louis Dugas note que “il commence a y avoir la foi quand il n’y a plus de certitudes” et reprenant mon propos introductif “dans les périodes de doutes et de modification des repères, il faut créer, chercher, apprendre à faire autrement”

On y reviendra au cercle des paradoxes, (enfin si on est de nouveau invité:) !

Merci Lucie !

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Posté par : Julie

18 décembre 2008 à 1:26

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Who’s “Y” ?

Il parait qu’elle est Y cette nouvelle génération. Faut bien conceptualiser. 20% de la population, 13 millions de personnes. Je ne sais pas trop quand ça commence ni quand ça fini en vrai (sur le papier c’est entre 1976 et 1994). Ce qui est sûr c’est qu’on le sent dans les rencontres, les discussions, les actions, il y a un état d’esprit nouveau qui monte, qui vient des nouvelles générations…

Rencontres.

Siham a travaillé dans une grosse boîte de com après la fac. Mission passionnante, mais manque d’autonomie, décisions trop lentes, motivation dure à conserver. Aujourd’hui elle freelance en com pour de jeunes entreprises innovantes. Elle est co-fondatrice de l’une d’entre elles.

Pauline a fait une pause de deux ans dans son parcours universitaire de droit pour s’engager dans une ONG. Elle reprend ses études à Dauphine avec un projet beaucoup plus clair en tête, un projet d’avenir, un projet professionnel. Elle veut que chaque étape de sa vie professionnelle soit un tremplin pour celle d’après.

Julien a bossé en même temps que ses études depuis sa première année d’info à la fac. Il a fait un peu de tout et histoire d’appliquer ses connaissances, il est devenu freelance dans sa branche. Il a rencontré Jérémie : plus de nuits passées sur l’ordi que dans les révisions. Ils ont monté leur propre projet, une boîte puis une deuxième. Ils aiment cette liberté, cette responsabilité, l’intensité de l’implication dans leur quotidien.

Jade est angoissée. Après une première année de bio à la fac elle a fini par faire son choix : la socio. Ça faisait longtemps qu’elle n’avait pas eu autant envie de se plonger dans des études, ni autant d’angoisses. La phrase résonne dans sa tête « y a pas de débouchés ». « Mais alors qu’est-ce qu’ils deviennent tous ces étudiants ? Sont-ils tous au chômage ?». Elle veut bosser c’est sûr, un boulot qui ai du sens, qui lui corresponde.

Say bosse aujourd’hui dans une grande boîte après avoir fait la fac. Bon, il n’est pas au cœur de l’activité productive : mission diversification des profils de recrutement. Mais au fond, il est convaincu. Convaincu que tout ça va dans le même sens, les bonnes compétences, l’ouverture, la diversité : c’est aussi ça qui fait la performance.

Marianne est doctorante et fière d’être universitaire. Elle a écrit sur le wall de « J’ai fait la fac, les employeurs savent pas ce qu’ils ratent » sur facebook « Parce que si tu as compris la « Phénoménologie de l’Esprit » de Hegel, les problématiques des entreprises ne te semblent plus si complexes que ça. »

Avec encore plus d’humour Germain prend le relais « Parce qu’après quatre ans à Jussieu, tu n’as pas de cancer des poumons, tu n’es pas mort dans un accident d’ascenseur, tu as survécu à la bouffe du RU, à la crasse et au délabrement : tu es prêt à développer les ventes de la succursale de Grozny ou de Kandahar. T’es blindé »

Avec une pointe d’aigreur, Benjamin « parce que la valeur n’attend pas le nombre des années et que là bas (Londres) quand tu gères tu est valorisé. »

L’emploi et l’insertion professionnelle constitue la première préoccupation des étudiants : 57% (Baromètre étudiants – février 08 / MES) 62% d’entre eux ont pour premier critère de choix, l’intérêt du travail.

70% des jeunes français affirment qu’une belle vie, c’est avant tout d’avoir un travail passionnant. (Anna Stellinger FIP 08)

Selon Benjamin Chaminade, co-fondateur de Inside RH : « Ils n’ont pas l’intention de travailler comme nous : la fin du respect des anciens, la fin des managers, la fin des carrières, la fin des réunions, le fin des questions, la fin des formations en salle et du management global… »

C’est sûr il s’agit d’un formidable potentiel pour tous ceux qui voient d’un bon œil le changement, les reconfigurations. C’est un défi aussi car il faut construire sur ces bases de nouvelles façon de vivre ensemble.

C’est peut-être ça, aussi, la “génération Y” ?

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Posté par : Julie

4 novembre 2008 à 10:03

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