Les jeunes, l’emploi, la rentrée !

Posté par : Julie

28 octobre 2010 à 2:55

Mon Moi et le travail

Au milieu de ce 3éme été de direction de LA MANU, je me souviens d’une conférence de François de Singly sur les jeunes et le travail, qui avait lieu au tout début, en mai 2008. Il évoquait la disparition de frontières claires entre  Travail / conviction-engagement-passion / vie privée. Il disait que cette nouvelle (?) réalité n’était pas évidente à appréhender pour un jeune actif ou même pour un recruteur/manager.

Ce matin de nombreuses rencontres me reviennent en tête et illustrent ces propos de De Singly, une tension entre plusieurs pôlarités, entre notre moi et nos aspirations et les nécessités/réalités qui sont celles du travail, au milieu desquelles l’individu cherche une forme d’équilibre.

Je me rappelle de :

- Ce jeune homme qui se voyait entrepreneur, avec plein d’idées dans la tête mais qui, à l’épreuve du passage à l’action, a plutôt choisi d’intégrer une très grosse entreprise du CAC 40

- Cet ancien universitaire aujourd’hui patron d’une start up, qui parlait de cette drôle de liberté qu’est l’entrepreneuriat, cette lourde et grisante responsabilité qu’est la création, qui met en jeu sa vie professionnelle du moment et celle de ses collaborateurs

- Cette jeune femme qui ne voulait travailler que dans une entreprise correspondant totalement à ses convictions et qui du coup ne pouvait accepter les réalités du travail : rendre de comptes, avoir des objectifs à atteindre, répondre aux attentes des clients…

- Ce jeune acteur de cinéma talentueux qui avait décidé “on the side” de passer le concours du barreau (pour devenir avocat) et de monter un projet entrepreneuriale sur un créneau pour lequel il est “sûr qu’il y a un marché” ! Trois cordes à son arc pour garantir sa liberté

- Ce jeune universitaire qui sorti de la fac sans finir son diplôme a intégré, comme un défi, une grande structure bien décidé à faire ses preuves. Lorsque quelques années plus tard son manager a fini par lui proposer un plan de carrière à responsabilités sur 8 ans… il n’a pas supporté l’idée de savoir tant à l’avance ce qui allait se passer, et en est parti pour se lancer dans une aventure entrepreneuriale

- Ou cet autre qui au contraire à la sortie de la fac a décidé de se mettre au service d’une création d’entreprise et a rapidement fini par ne pas supporter les changements de caps, les réajustements d’objectifs, le manque de process et l’absence de visibilité à long terme.

- Cette bac+8 de Psycho qui voulait servir l’intérêt général et ne se voyait travailler que dans le service public et qui après quelques années d’expérience à “constater du soir au matin l’ampleur de son impuissance” à décider de se mettre à son compte et de partir à la conquête des entreprises pour leur montrer l’apport de son savoir faire et vendre ses services.

- Ce jeune homme issu d’une école d’ingénieur travaillant dans une filiale d’une filiale d’un grand groupe français devenu un grand placard doré (phase préparatoire à son démantèlement), ou plus personne ne s’intéressait à ce qu’il produisait, et pour qui le fait d’avoir des objectifs à atteindre était devenu une forme essentielle de reconnaissance professionnelle.

- Ces jeunes artistes heureux de pouvoir vivre de leur art, mais souffrant que les réalités du travail à faire pour le vendre, occupent dans leur esprit et dans leur vie tant d’espace, un espace qui n’est plus libre pour la création.

Quelle est la part de ce que nous sommes vraiment dans notre travail ? Jusqu’où attend-on que cela nous corresponde ? Comment concilier convictions, vie privée et vie professionnelle sans tout cloisonner ni tout mélanger ? Comment se concilient engagements/envie et contraintes dans ce qui fait notre travail ? La construction des points d’équilibre que chacun a à trouver pour conduire son chemin, semble être l’histoire d’une vie.

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Posté par : Julie

2 août 2010 à 3:44

Besoins des entreprises / envies des jeunes…rencontre possible ?

Le 10 mai aura lieu a l’Elysée le sommet social rassemblant syndicats salaries, organisations patronales, gouvernement. Au programme bien sur l’emploi et plus particulièrement celui des seniors et des jeunes. 634 600 jeunes au chômage en mars 2010 de nouveau cette question, recurrente en France, est sur la table.

Le 1er mai j’étais sur Inter pour débattre avec Jean-François Roubaud patron de la CGPME et Christian Charpy celui de Pôle Emploi, j’ai trouvé ça vraiment instructif. Notamment pour comprendre avec cette confrontation des points de vue comment l’Etat (pole emploi), l’entreprise (ou du moins la PME) et une organisation comme LA MANU abordent cette enjeu majeure de l’emploi des jeunes.

En réécoutant l’enregistrement, j’ai trouvé que le champ lexical utilisé par les participants à ce débat, était très révélateur de l’approche de chacun.

Bon débat d’ailleurs sur l’attractivité des métiers. Est-ce le fait qu’il y ait des emplois vacants dans un secteur qui les rend attractifs ? Les points de vue embrassaient large et allaient de “Faut arrêter de former des jeunes en psycho,socio etc… , alors qu’il y a des métiers ou il y a de la demande.” a “On ne force pas les gens à aller ou rester dans un métiers, par contre on peut les aider a sortir des préjugés” ou encore “Il faut montrer quels sont les enjeux économiques des secteurs d’activité, et en quoi leurs métiers peuvent être des perspectives intéressantes professionnellement”.

Sur les sciences humaines le débat était aussi bien vif, au programme aussi alternance, lien étudiants-entreprises, orientation, secteurs qui recrutent, réseau professionnel et marche cache…A la veille du sommet sociale de lundi prochain un débat qui met le doit sur les enjeux !

(Bon j’ai essayé de couper mais yarrive pas alors faut aller à la mano à la minute 23.30)

Clip audio : Le lecteur Adobe Flash (version 9 ou plus) est nécessaire pour la lecture de ce clip audio. Téléchargez la dernière version ici. Vous devez aussi avoir JavaScript activé dans votre navigateur.

Allez un petit top 5 des flops./”Donner les informations sur le marché c’est le rôle de pôle emploi, puisqu’à la sortie des études les étudiants vont s’inscrire a pôle emploi”./”Ces dix dernières années la durée d’accès a l’emploi stable des jeunes n’a pas variés”./”Génération sacrifiée ? c’est trop tôt pour le dire…”/”Il faut inverser la tendance et non plus créer des jeunes pour ensuite essayer de leur chercher un débouché”./”Faut arrêter de former des jeunes en psycho,socio etc… , alors qu’il y a des métiers ou il y a de la demande”…Bon y a encore du boulot ; )

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Posté par : Julie

6 mai 2010 à 11:36

7 clés pour trouver un job qui nous correspond


Le 14 avril 2010 ont eu lieu à l’UPMC les Campus Rencontres Paris 2010. Elles ont permis la rencontre entre des centaines d’étudiants et de jeunes diplômés d’universités avec des entreprises. Fil rouge de la journée : Trouver un job qui nous correspond, et s’y préparer dès la période d’études.

Dans ce clip mon intervention qui livre 7 clés pour leur permettre d’être actifs et stratégiques dans la préparation de leur avenir professionnel. Ma conviction : pour trouver un emploi, il est stratégiquement efficace de rechercher celui qui nous correspond. Et contrairement au discours ambiant, sur fond de crise économique, il ne s’agit là, ni d’une perte de temps ni d’un manque de réalisme mais d’un gage d’efficacité dans sa recherche !

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Posté par : Julie

6 mai 2010 à 9:34

Entrepreneurs, guerilleros et artistes !

Vendredi soir je suis allée voir la projection de DONOMA “le jour et la”. Et effectivement dans cette salle nous avons assisté à une véritable naissance. Naissance d’un film, aboutissement d’un projet, naissance d’un cinéma, émergence d’une façon de produire de s’extraire du système pour réaliser…REALISER.
Probablement comme dans tous les domaines, dans le cinéma il y a ceux qui portés par une vision, une envie, un esprit qui ne peut pas s’empêcher d’être libre, dépassent les obstacles par eux-mêmes, ceux qui font, qui trouvent les moyens pour réaliser leur projet, qui réalisent leur rêve.

Djinn le réalisateur de DONOMA doit être de cette race là. Après des études de philo (et oui encore un universitaire(!) il aurait pu comme de nombreux jeunes réalisateurs talentueux créer et attendre…, attendre la prod qui un jour aurait bien voulu reconnaître son talent et lui donner sa chance. Mais il a décidé de se la donner lui-même , cette chance en réunissant le collectif “Blueprint Guerilla“. Un collectif artistique composé d’un réalisateur, huit comédiens, un graphiste et un habilleur sonore ; prêts à tout pour voir naître leur film : la guerilla artistique. Blueprint guerilla ou “la marche à suivre pour réaliser son film sans un rond”.
Pendant 9 mois le collectif à redoubler d’énergie et de créativité pour  mener de front la réalisation de Donoma et du court métrage qui l’a précédé et  la promo de leur projet. Le web a  à nouveau été un allié de choix dans cette démarche d’autoproduction : ouverture d’un blog diaph1kat.com à travers lequel on pouvait suivre au jour le jour la progression de la réalisation du film, la préparation des comédiens, des images de tournage ; des opérations virales pour faire monter le “buzz” ; la diffusion d’un court métrage* pour teaser ; des soirées de  fondasing…

Rien d’objectif ou de rationnel mais c’est indéniable cet état esprit transpire entre les images de ce film qui émerge à travers les mailles du système de production classique.
Dans ce film tous les acteurs, incroyables de vérité semblent jouer leur propre rôle, être en roue libre, en totale impro, ils sont dirigés d’une main de maître. Donoma n’est pas un film d’action, ni un film a suspens, ce n’est pas non plus un film ouvertement militant… de la jeunesse, de la poésie, du trash, du sens, du rire, un voyage au coeur de la vie entre silence et flots de paroles, un film qui ne vous lâche pas et vous tient en tension non stop pendant 2h20.


DONOMA : Bande annonce 1
envoyé par diaph1kat. - Regardez plus de films, séries et bandes annonces.

A voir tous les vendredi du mois de février
19h30 Ateliers Varan 6 Impasse Mont-Louis 11e
A suivre dans d’autres salles en devenant membres du groupe fbk
et si vous êtes séduits faites tourner vos plans, salle de projo, diffusion, contacts festival etc…

Posté par : Julie

18 février 2010 à 7:36

Chaque jour en Iran, ils risquent la mort par goût de la vie

Aujourd’hui le 22Bahman le mouvement d’opposition au régime Iranien a poursuivi son combat en continuant de “récupérer les symboles du régime” et en faisant de cet anniversaire de la révolution islamique une grande journée de mobilisation de l’opposition populaire. En dépit des très nombreuses arrestations arbitraires, d’exécution de jeunes opposants, ces derniers jours l’engagement des jeunes et au delà, pour la liberté, la démocratie s’est à nouveau poursuit avec détermination. Comme ils disent “nous avons plus peur du silence que de la mort“. Et aujourd’hui, dans tout le pays les rassemblements et actions du mouvement vert se sont déployés avec l’émergence d’une nouveau slogan “référendum, référendum !”. Le peuple n’a pas arrêté depuis 8 mois de faire monter la pression sur le pouvoir pour revendiquer ses droits. Partout dans le monde les iraniens en exil on taggué les ambassades et organisé des rassemblement en soutien à ceux qui chaque jour en Iran risquent la mort par goût de la vie.

Posté par : Julie

12 février 2010 à 2:17

Recrutement, demain fini les mariages de raison

Et oui, il va falloir s’aimer, …dans l’entreprise aussi. Il semblerait que notre société, comme elle l’a fait pour le mariage, va devoir mener cette évolution.

Nous concevons de moins en moins notre travail comme une sphère à part (à côté de la vraie vie). Nos attentes d’humains, de citoyens et de professionnels convergent dans notre vie et ces nouvelles exigences s’abattent sur les recruteurs et les managers d’aujourd’hui. Car eux aussi ont leurs préoccupations. Ils cherchent à comprendre les nouvelles générations, pour mieux pouvoir les attirer, les recruter, les manager et fidéliser les talents.

Fidéliser ? “La fidélité de principe”, voilà une notion qui est en train de disparaître. Pas plus qu’on ne conçoit désormais la fidélité en amour au prix de l’oubli de soi, on ne pense plus aujourd’hui la “fidélité vis-à-vis de l’entreprise” comme hier. Qui peut a priori affirmer qu’il passera 40 ans de sa vie dans la même entreprise ? On se dit même que cela ne sera probablement pas le cas, et ce n’est plus un problème pour les jeunes. Car nous cherchons avant tout “un métier où nous puissions nous épanouir”, comme le montre 57% des réponses des étudiants à la récente enquête CSA pour le Cercle du leadership. Et dans cette recherche de l’épanouissement au travail, il y a bien sûr les vocations, ceux qui ont toujours su qu’ils seraient vétérinaire, musicien ou avocat et qui le seront avec passion toute leur vie. Mais la plupart d’entre nous se projettent plutôt en pensant changer de nombreuses fois d’entreprise mais aussi d’activité, de métier.

Dans notre parcours, chaque emploi constitue plutôt une expérience, une occasion de participer à un projet tout en développant nos savoirs faire, la priorité étant au final : notre évolution personnelle (à propos des critères qui dicteraient le choix d’une entreprise : 79% mettent en avant les “évolutions personnelles” notamment les possibilités offertes en matière d’apprentissage). Certains de nos aînés pourraient voir dans cette attitude un manque d’engagement, une marque d’inconsistance, voire d’individualisme. Et pourtant, dans notre esprit et dans notre pratique, rien n’oppose  la construction phase après phase d’une vie professionnelle faite de coups de cœur, de doutes, de changements de cap et une véritable capacité d’investissement dans les missions, le travail que nous occupons au présent.

Tout cela pose dès aujourd’hui de lourdes questions au management et au recrutement. Pour le recrutement et management : le temps des “mariages de raisons” sera un jour révolu. “Je reste dans mon entreprise parce que je n’ai pas le choix”, “je suis quand même confortable, j’ai mes habitudes”, “je m’ennuie d’accord mais partir… pour aller où ?”, “c’est une sécurité, j’espère que cela durera le plus longtemps possible, même si je me sens parfois, aigri(e), frustré(e), dévalorisé(e)”… Avec le temps ces types d’attitudes seront de moins en moins répandues.

Le travail reste une nécessité mais les jeunes générations affirment leur volonté d’ouvrir le plus largement le champ des possibles pour que cette nécessité de travailler ne se fasse pas au prix de leur épanouissement. Comme pour le mariage d’amour, les recruteurs et les managers de demain vont devoir “garder la flamme allumée” (”donner du sens au projet d’entreprise” (40%), “créer un climat dynamique, compétitif et stimulant dans l’entreprise “(35%), un management respectueux des personnes (61%). Ils vont devoir cultiver les raisons de rester dans l’entreprise et de s’investir pour les salariés, les esprits ouverts, les entrepreneurs, les talents, les passionnés, les créateurs sinon ils s’en iront ailleurs.

Dans cette perspective l’enjeu qualitatif du recrutement devient d’autant plus déterminant. Les logiques de “qui que tu sois quand tu rentres sur un poste et au bout de quelques mois tu seras à l’image de l’entreprise” seront difficilement compatible avec cette attente des jeunes d’être pris en compte et d’apporter, avec tout ce qu’ils sont, au projet et aux résultats de l’entreprise.

Face à ces enjeux, comme en amour, je crois moins au processus industriels de rencontres qui effectuent le tri sur quelques grands critères pour proposer un matching, qu’à un travail fin et en profondeur, fondé sur la rencontre entre les personnes. Dépasser les étiquettes et les a priori, tisser des liens, se rencontrer régulièrement.

Le métier de marieuse n’est plus au goût du jour, et nous voulons avoir la main sur nos choix. Quoi de mieux pour cela que la rencontre directe qui permet de rester libre, de constater si l’alchimie se passe ou non par-delà tous les critères rationnels, en remettant le choix définitif entre les mains de chacune des parties avec ses impressions, son ressenti, ses intuitions. En amour comme pour le recrutement, c’est je crois l’avenir du métier d’entremetteur.

publié aussi sur lesechos.fr

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Posté par : Julie

27 janvier 2010 à 4:27

Ca durera pas forcément toute la vie…
et alors ?

Pas la même activité professionnelle toute notre vie…. n’est-ce pas justement moteur pour s’y investir pleinement quand on y est ?

Perçu parfois par nos ainés comme de l’instabilité, de l’inconsistance ou de l’individualisme beaucoup, dans notre génération, n’envisagent pas de rester dans le même emploi toute leur vie, et ce n’est souvent pas un problème. On peut d’ailleurs se demander au contraire si ce n’est pas un véritable moteur pour s’investir pleinement dans son activité / travail / entreprise tant qu’on y est ?

Posté par : Julie

18 janvier 2010 à 4:10

Qui n’est pas “issu de la diversité” ?

“Issu de la diversité”, c’est donc l’expression à la mode, une nouvelle parabole qui appartient clairement au registre du “politiquement correct”. Elle remplace désormais d’autres expressions bien connues comme “issu de l’immigration”, “minorités visibles”, … qui semble-t-il ont fait leur temps.  Ça ne nous a pas échappé, “la diversité” est un des concepts très en vogue du moment, ce qui en soi n’est pas une mauvaise chose. Mais j’ai été vraiment choquée de voir la rapidité avec laquelle ce “issu de la diversité” s’est imposé dans le langage courant instituant un véritable non sens sémantique, ….tellement révélateur.

J’ai donc ouvert le dictionnaire et je lis : diversité : état de ce qui est divers, ok ça nous avance peu. Je vais donc voir à “divers” et je lis : divers : qui présente plusieurs faces, plusieurs apparences, (sous entendu une même chose qui…) C’est on ne peut plus clair, dans une société il n’y a donc pas une personne qui soit plus diverse qu’une autre. Et ce n’est qu’à l’ENSEMBLE que peut s’appliquer la notion de diversité. Chacun de nous est donc par définition “issu de la diversité” !

Mon but n’est pas la de jouer sur les mots, mais les mots révèlent un sens. Et je ne peux que constater que cette belle notion de “diversité” a été tranquillement détournée pour désigner ceux qui seraient “différents” par rapport à une norme supposée, sous l’appellation “issu de la diversité”.

C’est décidé, la chasse à cette expression est ouverte !

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Posté par : Julie

11 janvier 2010 à 1:10