Archives pour avril, 2011

Empowerment à la française

La semaine dernière lors d’un échange, des coachs professionnels m’expliquaient que leur posture n’était ni de former, ni de conseiller, mais de renforcer le pouvoir de chacun à trouver les réponses en lien avec ses enjeux professionnels. Autrement dit,  permettre à la personne d’identifier les leviers et les ressources qu’elle peut activer par elle-même.

Une approche qui reste à développer chez les politiques qui bien souvent se mettent à dresser la liste des problèmes que rencontre tel ou tel public pour annoncer ce que l’Etat compte « faire pour eux », sans évoquer leurs atouts et leurs forces.

Une philosophie qui est au cœur de ce que nous faisons à LA MANU : permettre aux étudiants de prendre des initiatives pour développer leur personnalité professionnelle, pour explorer le monde économique et de l’entreprise, se confronter à leurs réalités et en tirer des enseignements.

Développer les capacités à faire ses propres choix, s’approprier le pouvoir d’agir sur son destin, entreprendre sa vie.

Cette approche me parait tellement pertinente que je me demande comment pendant tant d’années on a pu concevoir l’orientation comme un processus au mieux proposé par un tiers « vous devriez faire ceci ou faire cela » ou au pire imposé « nous vous orientons dans telle ou telle section ». Les choix d’orientation -bien sûr éclairés au maximum- ne peuvent être que l’affaire de la personne concernée si l’objectif est que la personne prenne en main son avenir professionnel.

D’ailleurs dans de nombreux pays d’Europe, les services équivalant à Pôle Emploi visent plutôt à renforcer les capacités des personnes à naviguer sur le marché de l’emploi et à retrouver une activité professionnelle qu’à trouver des postes aux chômeurs ou des candidats aux entreprises.

Cette approche qui permet aux individus de développer un maximum capacités pour faire par eux-même, de mieux maîtriser leur destin et donc d’accroître leur autonomie, n’est pas encore très présente dans notre culture. Le concept est d’ailleurs anglais : EMPOWERMENT. N’est-il pas temps d’en adopter une traduction française dans les mots et dans les actes.

Et pour vous c’est quoi la traduction française d’EMPOWERMENT ?


Petit passage sur l’empowerment dans ce débat préparatoire aux négociations sociales sur l’emploi des jeunes…

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Posté par : Julie

19 avril 2011 à 3:12

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bon produit ou #mondededemain ?

Depuis plusieurs années, je participe régulièrement aux jurys de concours d’entrepreneuriat étudiant.Très souvent quand nous délibérons revient le même débat : que faut-il récompenser ? Car lors de ces concours se distinguent toujours deux types de jeunes entreprises et chaque membre du jury à tendance à pencher clairement en faveur de l’un ou de l’autre.

Il y a l’entreprise « marketing ».Un produit ou un service bien identifié, souvent original sur certains aspects, lancé sur un marché existantavec une bonne campagne de communication et un modèle économique déjà existant dont on apprend les bases à l’école. Plus qu’un produit innovant c’est souvent l’univers qu’il y a autour qui est nouveau (c’est le métier du marketeur), un univers et une marque qui s’imposeront ou sera revendu à un plus gros sur le marché. Plus facile avec un peu d’expérience de savoir si les prévisions de développement sont réalistes ou pas sur ce type de modèle.

Et puis il y a l’entreprise #mondededemain. Celle-ci commercialise un produit ou un service innovant voir même elle ouvre un nouveau marché. Et ouvrir un nouveau marché, c’est produire un mouvement de lignes dans le système économique, inverser les rôles ou les positions économiques, proposer des nouvelles façon de consommer ou d’être en relation etc…Dans ce cas les stratégies marketing « classiques » tournées autour d’une marque, d’un produit et d’une cible ne sont pas toujours suffisantes. Car il faut aussi transformer les manières de faire, faire évoluer la culture. Et dans ce cas le modèle économique présenté au jury est souvent plus flou ou du moins en phase exploratoire et expérimentale. Dans tous les cas le modèle est à inventer. Du coup le succès d’une telle entreprise est aussi lié à l’évolution de la société, et parier sur sa réussite est beaucoup plus risqué.

Dans cette deuxième catégorie, je pense par exemple à Pubéco avec son autocollant à poser sur nos boites aux lettres « Non merci ! La pub de ma boite aux lettres, je la lis sur Internet ». Il s’agit donc d’un site qui donne les horaires et les promos des magasins « près de chez vous ». C’est vrai tout ce papier qui s’accumule dans nos boîtes… l’ère d’Internet fera-t-elle disparaître ce totem de notre vie quotidienne ? En tout cas c’est la tâche à laquelle s’attelle l’équipe de Pubéco. Et pour y arriver il faut par exemple convaincre les annonceurs qu’on pourrait passer de la « pub subie » à la « pub choisie » ! Convaincre les gens d’abandonner progressivement leur papier pour passer à l’ère du webprospectus de proximité. Un modèle économique à inventer… vaste chantier pourtant à l’ère du e-book, l’idée est probablement visionnaire. Je pense aussi à monaquereur.com site sur lequel se sont les acquéreurs qui montent leur profil et les vendeurs qui prospectent des acheteurs, en dépit d’un marché immobilier « tendu en faveur des vendeurs ».

Ce soir je serais à la remise des prix de l’édition 2011 du concours du Moovjeede quel côté auront penché les jurés ??

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Posté par : Julie

5 avril 2011 à 11:39

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