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Emploi des jeunes : passer à l’empowerment !

Une tribune publiée dans Les Echos du jour, signée par 20 personnalités du monde l’entreprise et de l’enseignement supérieur*.

“Permettre aux jeunes de prendre la main sur leur avenir c‘est un enjeu fondamental, dans un moment où les repères institués volent en éclat. Depuis trente ans les mesures stigmatisantes ou privilégiant des dispositifs « réparateurs » pour l’emploi des jeunes, n’ont pas permis de changer la mauvaise donne en France.

C’est dans ce contexte que nous avons contribué au développement de nouvelles façons d’agir pour renforcer la capacité de jeunes en formation supérieure à construire leur vie professionnelle. Par notre engagement et nos actions avec LA MANU, fondée en 2008 par Julie Coudry et Laurent Bérail, nous avons démontré l’efficacité d’une approche qui part des potentiels et des envies des jeunes plutôt que des accidents ou des problèmes. Ensemble, nous nous sommes ainsi forgés de fortes convictions étayées par une évaluation validée par les étudiants, les entreprises et les universités.

Très tôt dans leur formation, les étudiants veulent et peuvent s’engager pour se préparer au monde du travail en allant à la rencontre des entreprises. En plus des dispositifs institutionnels qui existent pour les aider, les jeunes ont un désir et même un besoin d’être actifs par eux-mêmes et de prendre des initiatives, d’être « à la barre ». Il est essentiel pour cela de leur en donner les moyens effectifs. En trois ans d’actions, ils n’ont cessé de nous étonner par leurs envies, leurs capacités, leurs engagements et leur professionnalisme. Ce sont des facteurs clé pour faciliter leur entrée dans la vie active.

Il faut aussi leur permettre de disposer d’un temps pour explorer leur personnalité professionnelle et se « frotter » à l’entreprise, avant leur recherche d’emploi. Un temps qui leur permet de développer leur confiance en eux en apprenant à valoriser leurs compétences et en se testant auprès des recruteurs ; de construire autour d’eux des réseaux de solidarité professionnelle pour que les logiques d’entraide ne soient plus le privilège de quelques-uns. Un moment consacré à explorer pour trouver le point de rencontre entre ses compétences, ses envies et les réalités du marché du travail pour repérer et se créer des opportunités. C’est un « plus » fondamental pour les jeunes et pour les entreprises qui les emploieront.

Dans notre société et son monde du travail où les mobilités seront fortes l’enjeu c’est d’acquérir les armes pour naviguer dans sa vie professionnelle plutôt que « d’être inséré », c’est pouvoir acquérir les outils, les réflexes, les moyens de faire sa place, aux différentes étapes de sa vie dans le monde des études et du travail. Plus que de chercher « à insérer les jeunes » il est temps de déployer des approches nouvelles sur une logique d’empowerment consistant « à donner aux jeunes les moyens d’accroître et de renforcer leurs capacités d’agir par eux-mêmes pour conduire leur vie professionnelle ».

Par un retrait brutal de ses financements, l’État a mis fin à cette expérience, pourtant, les enjeux que nous avons traités restent pleinement d’actualité. En matière d’emploi, les jeunes ne veulent plus avoir à attendre d’être en situation d’échec pour bénéficier d’un soutien. Il est bien sûr nécessaire que des filets de sécurité existent pour ceux qui sont en difficultés. Mais cela ne peut tenir lieu de solution proposée à l’ensemble des jeunes. Il faut aussi donner les moyens à ceux qui ne sont pas encore dans l’impasse de faire leur chemin.

On ne peut plus se contenter de leur proposer de partir à la recherche du meilleur dispositif “difficulté d’accès à l’emploi”. L’enjeu c’est donc d’agir par des mesures qui encouragent le choix et l’initiative, des mesures de valorisation de tous les talents. C’est la meilleure façon de démontrer par les actes que les jeunes ne constituent pas un problème mais un formidable potentiel. Puissance publique et entreprises ont donc tout à gagner à favoriser et à soutenir des initiatives génératrices d’autonomie, de créativité et de solidarité. Après trois années d’expérimentation, voici les enseignements que nous avons pu tirer et que nous avons souhaité faire connaître, car beaucoup reste à faire.”

*Signataires : Stéphane Roussel, DGRH de Vivendi ; Patrick Porcheron, Vice-Président de l’UPMC ; Nicole Notat, PDG de Vigéo ; Nicolas Véron, économiste ; Daniel Simon, Vice -Président de l’Université Claude Bernard, Lyon 1 ; Michel Meunier, président du CJD ; Hervé Sérieyx, ancien délégué interministériel à l’insertion des jeunes ; Christine Pochet, Directrice de L’IAE de Paris ; Philippe Hayat, président de 100 000 entrepreneurs ; Fabrice Lacombe, président Michael Page et Page Personnel France ; Guy Le Boterf, expert consultant en gestion et développement des compétences ; Dominique Reynié, Directeur de la Fondation pour l’innovation politique ; Anne de Blignières, Déléguée générale de la fondation Paris Dauphine ; Raphaël Bord, ancien président de LA MANU ; Carine Staropoli, Maître de conférence en sciences économiques à l’Université Panthéon Sorbonne ; Benoît Conley, ancien trésorier de LA MANU ; Christian Poyau, président de la Fondation pour la Croissance Responsable ; Séverine Jauffret, Directrice du service Carrières de l’ESSEC ; Denis Jaquet, président de Parrainer la croissance ; Philippe Naszalyi, professeur associé en sciences de gestion à l’Université d’Evry

Posté par : Julie

6 février 2012 à 7:17

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Que reste-t-il de “la ville à prendre*” ?

Le 7 et 8 février le conseil de Paris débattra une ultime fois sur le sort de la Culée Rive Gauche du Pont Alexandre III. Ce pont construit en 1900, fait partie de ces monuments parisiens symboles de l’universalisme et de l’ouverture au monde. Or depuis 10 ans chacune de ces deux “jambes” abrite une vie bien différente de l’autre. Rive droite le ShowCase, haut lieu des nuits parisiennes, plutôt DJ, fric et paillettes. De l’autre, La Culée Rive Gauche lieu magique de création artistique et d’exposition libre.

L’animation, de ce deuxième lieu n’a jamais coûté d’argent à la puissance publique. Dératisé et réhabilité par l’équipe bénévole des gardiens du pont en 1999, équipé en son et lumière grâce au soutien de nombreuses entreprises industrielles mécènes. Il a accueilli des dizaines d’évènements iconoclastes et grandioses mettant à l’honneur oeuvres artistiques, sons, lumières, symboles et messages : défilés de créateurs, nuits musicales, expositions de peintures, de sculptures, de structures, rave parties, projection de films, performances… Il a accueilli de nombreux artistes en exil. Pour eux la Culée Rive Gauche a été à la fois un atelier de création et un espace d’exposition leur permettant d’exprimer par leur art les souffrances de la guerre civile qui sévit dans leur pays d’Europe ou d’Afrique, et d’interpeller les parisiens sur ces réalités lointaines.

Pendant toutes ces années pour conserver le droit d’administrer librement ce site qui n’était à l’origine que des catacombes à l’abandon, les gardiens du pont, emmenés par le fougueux réalisateur Patrick Brunie*, ont mené un véritable combat avec les autorités qui n’ont jamais officiellement autorisé le lieu. Mais désormais, il semble que la fin du combat soit proche. Pendant 12 années, des citoyens, des parisiens engagés pour faire vivre leur ville, des entreprises et des artistes venus du monde entier ont déployé une imagination véritable et une profonde ambition de forme et de fond, pour faire vivre ce site unique situés dans les entrailles de Paris.

A leur oeuvre et à leur projet, il semble que la Mairie de Paris ait préféré une autre option. Elle a décidé de confier (dans le cadre d’un appel d’offre) la gestion de la Culée Rive Gauche à Addy Bakhtiar qui gère notamment…le Showcase, ainsi que de retenir son projet construit autour un restaurant japonais plutôt luxe. A l’heure des références récurrentes à l’Allemagne, il serait bon de regarder du côté de la politique culturelle de leurs villes pour s’en inspirer un peu. Que répondrait le maire de Berlin si on lui proposait de remplacer une fabrique culturelle autogérée au coeur d’un monument historique par un restaurant japonais huppé.

Pont Alexandre III, il semble que ta schizophrénie soit en passe d’être soignée, à coup de remèdes chocs bien de notre époque, désormais tes deux “jambes” vibrerons de la même énergie aseptisée.

* Il n’y a pas de hasard mais en 1979 Patrick Brunie avait réalisé La ville à prendre

Pour soutenir La Culée Rive Gauche

- “France O ma France” jusqu’au 12 février dernière exposition de 60 artistes avant démolition annoncée à la Culée Rive Gauche du Pont Alexandre III - Le 4 et 5 février nombreux évènements artistiques toute la journée - Rassemblement devant le QG de campagne de Hollande le 4 février à 16h

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Posté par : Julie

3 février 2012 à 5:14

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Xavier Niel avec Free mobile : robin des bois ou requin sans foi ni loi ?

C’est quand même intéressant d’observer les réactions au lancement de l’offre de free mobile.

Les français ne sont pas habitués à être au première loge de batailles que se livrent des entreprises concurrentes. Et encore moins habitués à ce que cela ait autant d’impact sur leur budget.

Certains personnages publics ont même déclaré que le lancement de cette nouvelle offre était l’action qui avait eu le plus d’impact sur le pouvoir d’achat des français ces 5 dernières années. Je me demande si en disant cela, ils manifestent au fond leur adhésion aux vertus de la concurrence libre et non faussée (puisque l’arrivée de Free rompt la situation d’oligopôle dans laquelle se trouvait le marché de la téléphonie mobile, avec 3 opérateurs qui pratiquaient des tarifs d’un même ordre de grandeur).

Alors Xavier Niel, le patron de Free : robin de bois des temps modernes qui redistribue les marges des entreprises aux clients ou requin du business à tendance populiste ?



Free : lancement de l’offre mobile par Free

Posté par : Julie

23 janvier 2012 à 8:59

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LA MANU, fin d’expérimentation

Ca y est, je me décide enfin à reprendre la plume pour parler de ce qui m’anime depuis la rentrée (3 mois déjà…) Il y a comme ça des moments dans la vie où on a tellement de choses à dire qu’on ne sait pas par où commencer. Et dans ce cas rien ne remplace la digestion mentale des événements qui surviennent. Un seul billet ne suffira pas à tout dire alors commençons par les faits…

LA MANU, cette belle aventure lancée il y a trois ans, a cessé son activité à la rentrée.

Alors que cette démarche originale en pleine dynamique était plébiscitée par les étudiants qui y participaient, soutenue par des entreprises de plus en plus nombreuses, en partenariats avec de multiples réseaux et associations, le ministère de l’Emploi a décidé au coeur de l’été, de revenir sur ses engagements de financements pour 2011. En bref de supprimer totalement ses financements à 4 mois de la fin de l’année. Le modèle économique, complexe à trouver pour l’entrepreneuriat social, avait beaucoup évolué en trois ans pour passer de 70% de financements d’Etat à 34%, mais cette proportion restait encore (trop) significative pour ne pas être décisive.

Sur l’attitude de l’Etat il y aurait beaucoup à dire. Incapacité d’engagement car l’évaluation à laquelle nous avions été soumis faisait ressortir des résultats très positifs en matière d’employabilité des jeunes y participant. Manque de vision car pour une fois les jeunes n’étaient pas seulement “bénéficiaires d’un dispositif” mais pleinement acteurs de la préparation de leur vie professionnelle, ce qui permettait aux entreprises de les découvrir sous l’angle de leur potentiel. Projection budgétaire à court terme quand on sait que le coût par étudiant pour l’Etat était jusqu’à 100 fois mon cher que des dispositifs “curatifs” qui sont déployés une fois que les jeunes se retrouvent effectivement en difficultés d’emploi. Je pourrais continuer longtemps (et d’ailleurs j’y reviendrai) mais cela ne changera pas les faits. Ce retrait brutal des finances d’Etat en plein mois de juillet ne permettait plus de conduire les activités prévues de septembre à décembre, donc de rentrer les recettes privées liées à ces activités. Plus de recettes du jour au lendemain = cessation de l’activité.

L’annonce a été brutale pour tout le monde. Les équipes qui déployaient leurs énergies pour faire vivre l’activité, les porteurs de projets étudiants, les responsables d’entreprises qui se battaient depuis 3 ans pour agir concrètement sur l’ouverture de leur recrutement aux universitaires… Mais la brutalité fait partie de la vie, et surtout il ne restera pas rien de cette expérimentation, loin de là !

Cette expérience unique fondée sur la vitalité des étudiants et leur capacité à prendre leur vie professionnelle en main, a produit des résultats qui interrogent profondément la façon dont on traite, dans notre pays l’accès des jeunes à la vie active. (Rappelons au passage l’incapacité qu’a la France à résoudre ce fléau depuis 30 ans). Cela ouvre de grandes perspectives de réflexion et d’action pour l’avenir et c’est fondamental. Cela a aussi donné des idées et des envies d’action à bon nombre de ceux qui ont été de la partie, et qui poursuivront l’histoire à leur façon, car sur ces enjeux essentiels beaucoup reste à faire.

Pour ma part, cette expérience a été d’une richesse incroyable et je reste passionnée par ces sujets qui ne manqueront pas de trouver une place dans mes activités futures.

Je termine ce billet avec deux petites vidéos qui témoignent d’une aventure qui a réussi à allier avec force des dimensions humaines et philosophiques et une action percutante.

Un clip-reportage autour de jeunes porteurs de projets à LA MANU, réalisation par Donoma Guerilla production (un grand merci à Djinn Carrenard et Salome Blechmans qui croquent visages et paroles avec talent)



Entrepreneurs de leur vie professionnelle - LA… par -LA-MANU-

Une vidéo sur le dernier concours de MANUMarketing des diplômes, réalisation Pierre Guenoun qui entre autre réalise aussi des clips comme celui-là



Finale 2011 du concours de MANUmarketing des… par -LA-MANU-

Et aussi une centaine de vidéos sur l’espace LA MANU de dailymotion et de YouTube

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Posté par : Julie

7 décembre 2011 à 6:26

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Empowerment à la française

La semaine dernière lors d’un échange, des coachs professionnels m’expliquaient que leur posture n’était ni de former, ni de conseiller, mais de renforcer le pouvoir de chacun à trouver les réponses en lien avec ses enjeux professionnels. Autrement dit,  permettre à la personne d’identifier les leviers et les ressources qu’elle peut activer par elle-même.

Une approche qui reste à développer chez les politiques qui bien souvent se mettent à dresser la liste des problèmes que rencontre tel ou tel public pour annoncer ce que l’Etat compte “faire pour eux”, sans évoquer leurs atouts et leurs forces.

Une philosophie qui est au cœur de ce que nous faisons à LA MANU : permettre aux étudiants de prendre des initiatives pour développer leur personnalité professionnelle, pour explorer le monde économique et de l’entreprise, se confronter à leurs réalités et en tirer des enseignements.

Développer les capacités à faire ses propres choix, s’approprier le pouvoir d’agir sur son destin, entreprendre sa vie.

Cette approche me parait tellement pertinente que je me demande comment pendant tant d’années on a pu concevoir l’orientation comme un processus au mieux proposé par un tiers “vous devriez faire ceci ou faire cela” ou au pire imposé “nous vous orientons dans telle ou telle section”. Les choix d’orientation -bien sûr éclairés au maximum- ne peuvent être que l’affaire de la personne concernée si l’objectif est que la personne prenne en main son avenir professionnel.

D’ailleurs dans de nombreux pays d’Europe, les services équivalant à Pôle Emploi visent plutôt à renforcer les capacités des personnes à naviguer sur le marché de l’emploi et à retrouver une activité professionnelle qu’à trouver des postes aux chômeurs ou des candidats aux entreprises.

Cette approche qui permet aux individus de développer un maximum capacités pour faire par eux-même, de mieux maîtriser leur destin et donc d’accroître leur autonomie, n’est pas encore très présente dans notre culture. Le concept est d’ailleurs anglais : EMPOWERMENT. N’est-il pas temps d’en adopter une traduction française dans les mots et dans les actes.

Et pour vous c’est quoi la traduction française d’EMPOWERMENT ?


Petit passage sur l’empowerment dans ce débat préparatoire aux négociations sociales sur l’emploi des jeunes…

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Posté par : Julie

19 avril 2011 à 3:12

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bon produit ou #mondededemain ?

Depuis plusieurs années, je participe régulièrement aux jurys de concours d’entrepreneuriat étudiant. Très souvent quand nous délibérons revient le même débat : que faut-il récompenser ? Car lors de ces concours se distinguent toujours deux types de jeunes entreprises et chaque membre du jury à tendance à pencher clairement en faveur de l’un ou de l’autre.

Il y a l’entreprise « marketing ». Un produit ou un service bien identifié, souvent original sur certains aspects, lancé sur un marché existant avec une bonne campagne de communication et un modèle économique déjà existant dont on apprend les bases à l’école. Plus qu’un produit innovant c’est souvent l’univers qu’il y a autour qui est nouveau (c’est le métier du marketeur), un univers et une marque qui s’imposeront ou sera revendu à un plus gros sur le marché. Plus facile avec un peu d’expérience de savoir si les prévisions de développement sont réalistes ou pas sur ce type de modèle.

Et puis il y a l’entreprise #mondededemain. Celle-ci commercialise un produit ou un service innovant voir même elle ouvre un nouveau marché. Et ouvrir un nouveau marché, c’est produire un mouvement de lignes dans le système économique, inverser les rôles ou les positions économiques, proposer des nouvelles façon de consommer ou d’être en relation etc…Dans ce cas les stratégies marketing “classiques” tournées autour d’une marque, d’un produit et d’une cible ne sont pas toujours suffisantes. Car il faut aussi transformer les manières de faire, faire évoluer la culture. Et dans ce cas le modèle économique présenté au jury est souvent plus flou ou du moins en phase exploratoire et expérimentale. Dans tous les cas le modèle est à inventer. Du coup le succès d’une telle entreprise est aussi lié à l’évolution de la société, et parier sur sa réussite est beaucoup plus risqué.

Dans cette deuxième catégorie, je pense par exemple à Pubéco avec son autocollant à poser sur nos boites aux lettres “Non merci ! La pub de ma boite aux lettres, je la lis sur Internet”. Il s’agit donc d’un site qui donne les horaires et les promos des magasins “près de chez vous”. C’est vrai tout ce papier qui s’accumule dans nos boîtes… l’ère d’Internet fera-t-elle disparaître ce totem de notre vie quotidienne ? En tout cas c’est la tâche à laquelle s’attelle l’équipe de Pubéco. Et pour y arriver il faut par exemple convaincre les annonceurs qu’on pourrait passer de la “pub subie” à la “pub choisie” ! Convaincre les gens d’abandonner progressivement leur papier pour passer à l’ère du webprospectus de proximité. Un modèle économique à inventer… vaste chantier pourtant à l’ère du e-book, l’idée est probablement visionnaire. Je pense aussi à monaquereur.com site sur lequel se sont les acquéreurs qui montent leur profil et les vendeurs qui prospectent des acheteurs, en dépit d’un marché immobilier « tendu en faveur des vendeurs ».

Ce soir je serais à la remise des prix de l’édition 2011 du concours du Moovjeede quel côté auront penché les jurés ??

Posté par : Julie

5 avril 2011 à 11:39

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Petites réflexions sur l’alternance…

Annonces par le gouvernement d’objectifs d’augmentation de 200 000 du nombre d’alternants (qui font largement écho au plan “jeunes emploi” qui avait été lancé en mai 2009 et qui était lui aussi principalement axé sur l’alternance)

Dès qu’il s’agit d’emploi des jeunes, c’est principalement d’alternance dont on entend parler que ce soit par l’Etat, les collectivités territoriales ou les entreprises.

C’est un système qui a fait ses preuves à l’étranger, dont les taux d’insertion sont plutôt bons et qui est de plus en plus attractif pour les jeunes…(sans rentrer dans les détails qui sont bien plus complexe).

C’est une entrée dans l’entreprise ! Une formation qui sera donc très lié à l’entreprise et à ses métiers, cela demande donc d’y être préparé et d’avoir muri ce choix dans son parcours de formation. Aller en alternance pour échapper au chômage c’est le risque de se retrouver totalement à côté de soi-même.

Ainsi 70% de chefs d’entrerpise qui ont pris des alternants en 2010 affirment qui en prendrons moins en 2011 notamment à cause du manque de préparation des jeunes qu’ils accueillent.

Un dispositif intéressant et dans certaines conditions efficace à ne pas confondre avec LA solution miracle à un problème qu’on ne sait pas régler depuis 30 ans.



Julie Coudry : ” L’apprentissage ne fait pas de miracles”
envoyé par Cadremploi. - L’actualité du moment en vidéo.

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Posté par : Julie

31 janvier 2011 à 4:39

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Jeunesse du monde tu peux réaliser tes rêves !

C’est ce que m’inspire deux soirées qui auront lieu à quelques jours d’écart dans les 10 jours à venir ! Ah 2011 en moins d’un mois tu nous fais déjà sentir tes ondes créatrices.

La première soirée c’est vendredi 14 à Paris.

Le forum de la Bellevilloise se transforme en disneyland de la guerilla production. Du rêve à la réalité, une soirée pour découvrir les coulisses de l’épopée du film Donoma réalisée avec 150 euros. Le collectif blueprint guerilla animée par le réalisateur Djinn Carrenard, nous contera en animation comment la vision, le talent, la croyance et l’ingéniosité peuvent remplacer l’argent d’une production. Comment ils sont passé d’un rêve, d’une ambition à un film plébiscité et soutenu par le public. De la technique d’impro dirigée des acteurs, à la stratégie de réalisation d’un film sans prod en passant par la philosophie entrepreneuriale du projet, une soirée pour découvrir sous toutes ses coutures ce qui est aujourd’hui bien plus qu’un film. Pour s’inscrire c’est ici.

Quelques jours plus tard, quatre exactement, le 18, la Fondation pour l’Innovation Politique présentera en avant première au pavillon Cambon Capucines : les résultats d’une enquête planétaire réalisée auprès de 32700 jeunes dans 25 pays répartis sur les 5 continents. 500 jeunes participeront à cette soirée pour découvrir leurs manières de vivre, leurs opinions, leurs aspirations, leurs peur, leurs rêves. 32700 jeunes ! J’ai hâte de découvrir qui nous sommes, ce que nous avons en commun et qui par delà tout ce qui nous sépare, fait de nous la jeunesse planétaire ! A suivre aussi sur Twitter #WWY. Pour s’inscrire c’est ici.

Coïncidence de calendrier ? et si on y voyait un signe, une jeunesse planétaire qui se met à entreprendre pour réaliser ses rêves…bienvenue année 2011 !

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Posté par : Julie

10 janvier 2011 à 3:59

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Emploi des jeunes : il n’est plus temps d’attendre

La réforme des retraites à peine adoptée par le Parlement après plusieurs mois d’une forte contestation sociale, l’heure semble à nouveau aux discours et débats sur l’emploi des jeunes. Ce ne sera pas la première fois que s’attaquer au “fléau du chômage des jeunes” servira de thème de sortie de crise…

Diversion, ou véritable volonté de régler le problème ? Car la question a beau être sur la table depuis plus de trente ans, le taux de chômage des 15-24 ans en France cavale toujours en tête des moyennes de l’Europe et de l’OCDE.

Les mesures prises ces trente dernières années pour l’accès des jeunes à la vie active n’ont pas permis de changer la donne. Il faut pointer qu’elles relèvent toujours d’une même approche qui privilégie des dispositifs “réparateurs” ciblés sur les jeunes en difficulté à des mesures actives de valorisation de tous les talents. Voilà ce qui est proposé aux jeunes depuis toutes ces années : partir à la recherche du meilleur dispositif “difficulté d’accès à l’emploi”, plutôt que d’agir grâce à des mesures qui encouragent le choix et l’initiative. Pourquoi devoir attendre d’être en situation d’échec pour bénéficier d’un soutien ? Variable d’ajustement côté entreprises, présentée sous l’angle de ses faiblesses côté politiques publiques, ce couple infernal fait système, renvoyant à la jeunesse qu’elle est un coût ou un problème plutôt qu’un formidable potentiel.

Et les fausses promesses ne font rien pour arranger les choses : “Soyez tranquilles, avec un bon diplôme, vous trouverez un emploi”, alors que c’est désormais insuffisant pour réussir notre entrée dans la vie active. Autres ritournelles : “Ne soyez pas trop exigeant, si vous arrivez à échapper au chômage, c’est déjà bien”. Pas de quoi stimuler les ambitions d’une génération que l’on n’hésite plus à qualifier de “sacrifiée”… alors qu’elle n’est qu’au début du chemin, et qu’elle peut avoir prise sur sa propre vie.

Alors, va-t-on cette fois-ci changer de discours ? Va-t-on enfin voir émerger des solutions nouvelles pour une intégration réussie des jeunes générations dans le monde du travail et dans la société ?

PRÉPARER L’ACCÈS À L’EMPLOI

C’est pour expérimenter d’autres façons de faire et ouvrir une nouvelle voie que j’ai fondé LA MANU il y a deux ans. Avec une ambition : proposer aux étudiants les moyens de préparer activement leur accès à l’emploi dès leur période d’études. Avec une conviction : très tôt dans leur cursus, les étudiants d’université veulent et peuvent s’engager pour prendre en main leur avenir professionnel, se préparer au monde du travail, aller à la rencontre des entreprises. Nous avons éprouvé et vérifié cette conviction depuis deux ans sur le terrain : les jeunes qui ont fait du chemin avec LA MANU pour préparer leur futur par l’action, tout en préparant leur diplôme, abordent le monde de l’entreprise et ses perspectives, découvrent les possibles. Ils développent leur confiance en eux, car ils ont appris à valoriser leurs compétences et à se tester auprès des recruteurs. Ils construisent autour d’eux des réseaux de solidarité professionnelle, partagent leurs expériences pour que les logiques d’entraide et de réseau ne soient plus le privilège de quelques-uns. Ensemble, ils se donnent les moyens de repérer, de créer, de vivre des opportunités. Ils se font un avenir concrètement, par l’action.

D’autres initiatives que celles rendues possibles par LA MANU, sur bien d’autres chantiers témoignent au quotidien de la vitalité de la jeunesse, de sa capacité à prendre des décisions pour son avenir sans attendre que le “monde institué” se remette en phase.

Ce sont ces initiatives génératrices d’autonomie, de créativité et de solidarité qu’il convient de soutenir sans attendre. Après trente années d’échecs en matière d’emploi des jeunes, la puissance publique et les entreprises ont tout à gagner en pariant sur cette vitalité.

N’attendez plus que les jeunes soient passés par la case échec pour intervenir ! Il est grand temps de soutenir les jeunes en s’appuyant sur leur potentiel plutôt que sur leurs handicaps. Plus que d’assistance publique, la jeunesse a besoin de marques de confiance.”

Julie Coudry fondatrice de LA MANU

Source ; Le Monde 8 décembre 2010

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Posté par : Julie

10 décembre 2010 à 8:00

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