Cyberwar, un avenir pour l’Iran ?
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France Culture, le 29 juin 2009
Quelle semaine, vous l’avez vécue comme moi, cette semaine n’a pas manqué d’actualités de premier plan. Mais il y en a une qui a particulièrement retenu mon attention, même si du coup elle est passée un peu inaperçue. C’est désormais officiel, le Pentagone a annoncé mardi soir la création d’un Cyber commandement. Avec 8000 hommes il est chargé de réagir aux attaques informatiques et de mener des offensives dans le cyber espace.
Nous y somme donc. Les nouveaux espaces ouverts par le web sont officiellement le terrain d’enjeux géopolitiques et militaires. Je dis officiellement parce que tout ça n’est pas vraiment nouveau. Avant cette annonce, le web était déjà un champ de bataille supplémentaire de conflits en cours, qu’ils soient militaires, politiques ou économiques.
L’été dernier par exemple, pendant que la Russie envahissait l’Ossétie du sud, la Géorgie a été la cible d’attaques informatiques qui ont notamment rendu indisponibles ou défigurés de nombreux sites gouvernementaux. Autre exemple, deux importants sites de la communauté tibétaine ont été piratés pour que chaque visiteur télécharge, a son insu, un logiciel espion dès qu’il s’y connecte. Dans un autre registre, les américains ont récemment découvert des programmes malveillants infiltrés dans le système informatique qui gère le réseau électrique de tout le pays. Et d’ailleurs, la Russie et la Chine ont aussitôt réagit pour nier toute implication dans cette affaire.
Dans cette cyber guerre, on trouve toutes sortes de modes d’attaque et d’agression: vandalisme, propagande et désinformation, collecte de données, arrêt ou sabotage d’équipement, attaque d’infrastructures sensibles. Autant dire qu’un des enjeux du moment c’est de savoir comment s’en protéger.
Mais pas seulement ! Le web est aussi un formidable outil de liberté et d’action. D’ailleurs ces deux dernières semaines nous en donnent un exemple éclatant avec la déferlante sur Twitter d’informations, d’images, de vidéos en provenance d’Iran, quand les médias traditionnels n’ont plus accès à la réalité de ce qui se passe sur place. Cet espace à pris soudainement une dimension politique en permettant l’échange permanent et en temps réel. A l’intérieur même du pays, et aussi, entre les Iraniens et ceux qui les soutiennent dans le monde entier.
Il a aussi des actions de perturbation de sites du régime en place. Les internautes s’organisent sur la toile, notamment via le fil Twitter DDOSIran pour surcharger les sites gouvernementaux et les organes de presse officiels jusqu’à ce que les serveurs craquent.
Toutes ces actions sont beaucoup plus difficiles à réprimer que les manifestations de rue, même si le régime tente de les étouffer en bloquant l’accès à certains site ou en envoyant des liens piège.
L’enjeu pour l’Iran est énorme ! L’accès à l’échange et à une information libre bien sûr, mais aussi la constitution et le développement de réseaux de solidarité et d’action. Chacun de nous peut en être acteur. Quelques exemples d’action en cours :
- Sur le registre de l’expression de la solidarité on trouve le groupe facebook « 100 millions de membres pour la démocratie en Iran », la modification de son avatar sur les sites communautaire avec l’icône « where is their vote » ou l’utilisation d’un filtre vert sur sa photo.
- Sur le registre de la protection des bloggeurs et des internautes iraniens il est possible d’apparaitre comme un internaute local aux yeux des autorités iraniennes pour limiter leur capacité à identifier les internautes qui sont effectivement sur place, en Iran. On peut pour cela paramétrer son profil twitter sur Téhéran et régler son fuseau horaire sur GTM + 3.30, ou encore s’inscrire dans le réseau Iran sur Facebook en indiquant Téhéran ou une autre ville iranienne comme ville natale. Pour ceux qui s’y connaissent un peu plus, on peut permettre aux internautes iraniens de se connecter via des serveurs proxy, des ponts informatiques qui leur permettent de passer au travers de la censure exercée en Iran, puis de pouvoir se connecter à l’ensemble du Web.
- Possible aussi de participer à des sites communautaires pour être directement destinataire et relai d’information en provenance d’Iran. Avec twitter bien sûr mais aussi en s’inscrivant comme correspondant de la liberté sur certains sites et des blogs.
Tout ça c’est pas du virtuel, ça a des effets bien réels. C’est l’avenir d’un pays qui se joue sous nos yeux, et au-delà de toute une partie du monde. Alors, à vos écrans, à vos claviers !




Voici le trackback : http://absara.com/?dsq=11877364#comment-11877364 - Merci, Julie, pour la mise en ligne.
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Lionel
29 juin 09 à 12:48
Face aux régimes autoritaires, de multiples moyens de contournement se sont mis en place :
http://www.facebook.com/group.php?gid=91381660677
La plupart de ces réseaux comme TOR ou SPIPHON repose sur l’anonymat et la solidarité entre les internautes.
Chacun peut, à son niveau, contribuer à la liberté et à la sécurité du net en participant et en profitant de l’entraide communautaire.
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Nemo Achab
8 juil 09 à 21:44
je fais circuler
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Julie
9 juil 09 à 23:45
Bonjour,
C’est par hasard que je suis tombé sur votre blog. Je faisais une recherche concernant l’iran et voilà je tombe sur vous.
En gros tout en disant que vous agissez pour la liberté vous utilisez les techniques des chinois ou autres Russes qui infiltrent les bases de données étrangères et vous faites du prosélytisme pour que d’autres fasse comme vous mais en Iran cette fois, sous prétexte que ce pays est sur la liste noire des gens bien pensant. Donc première contradiction, première surprise en lisant vos lignes. De plus vous affirmez que la Russie a “envahie” je cite, l’Ossétie du sud, alors que les raisons de ce conflit sont l’attaque de la géorgie contre la Russie. De plus L’ossétie du Sud était menacée par la Géorgie … enfin c’est un peu fort.
Finalement votre commentaire est tellement orienté que ça devient suspect … Que pensez vous du coup d’état au Honduras, ça serait pas encore un coup de Chavez ce dictateur sanglant ? Et Guantanamo en fait c’est un peu dur mais c’est un mal nécessaire … sans parler du Dalai Lama qui est un saint homme cela va sans dire … Salut
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bob
27 août 09 à 22:36